Les algériens pourront-ils avoir un jour la possibilité d’acheter des véhicules neufs importés de l’étranger ? la question mérite d’être posée sérieusement au vu des complexités de ce dossier qui gangrène la Nouvelle Algérie prônée par Abdelmadjid Tebboune depuis son arrivé à la tête du pays. En effet, depuis l’incarcération de la plupart des têtes de la Issaba qui régnait sur le marché automobile, les algériens n’ont plus la possibilité de s’offrir une voiture neuve, ce qui a causé une flambée des prix. Et malgré les promesses gouvernementales à ce sujet, les choses ont loin d’être réglées.

La liste « secret-défense » des nouveaux importateurs

C’est le ministre de l’industrie, Ferhat Aït Ali, qui a hérité de ce dossier épineux. Les Algériens se posaient d’ailleurs la question : pourquoi c’est lui et pas le ministre du commerce qui se charge d’un dossier d’importation, puisqu’il s’agit d’une affaire de commerce ? et comme l’avait dit le jeune riche des réseaux sociaux, « la question est vite répondue » dès lors qu’on voit comment Kamel Rezig gère l’affaire de la disponibilité du lait. Cependant, avec Aït Ali, les choses ne sont pas vraiment meilleures.

Le ministre de l’industrie, après avoir fait attendre les algériens pendant des mois, a fini par publier un communiquer dans lequel il déclare que son département a enfin arrêté la liste provisoire des futurs concessionnaires-importateurs de voitures. Cette liste ne peut pas être rendue publique pour le moment car, selon lui, il est encore trop tôt, sans donner plus d’explications. Pressé par l’opinion publique pour s’expliquer, Aït Ali a fini par déclarer que le dossier est classé « secret-défense » et concerne toute la stratégie industrielle et commerciale de l’Algérie. Stratégie qui peut avoir des retombées lourdes sur l’équilibre des puissances et des pouvoirs dans la zone Maghreb-Nord-Afrique, notamment, vis-à-vis du voisin marocain qui guette cette liste afin de saboter l’opération d’importation. De ce fait, notre ministre a annoncé que la liste devait obtenir l’aval du Conseil de sécurité de l’ONU avant d’être rendue publique. L’enjeu est de protéger les importateurs-heureux élus et de leur garantir les conditions idéales d’enrichissement selon les textes et lois internationales.

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