Heureusement que c’est l’an 2021, sinon ça aurait été étrange ! L’école nationale vétérinaire vient d’ajouter un Master en Tiwatwati Tiperliw. Ça ne vous dit rien ? Nous non plus, mais il s’agit d’une formation diplômante de 24 mois afin d’acquérir une maitrise nécessaire pour comprendre le chant du chardonneret sauvage. En effet, le célèbre oiseau appartenant à la famille des passereaux est connu pour son chant vif et agréable. En Algérie, on en a fait toute une science, appelée STT (sciences et technologies du tiwatwati). Son fondateur, Hocine, un algérois de 40 ans, est éleveur d’oiseaux depuis deux décennies.

« Je suis très content, tiperliw tiperliw tcha tcha »

Nonobstant, le tiperliw n’est pas à la portée de tous. Le tout nouveau cursus est accessible aux détenteurs d’une licence en sciences vétérinaires ou sur équivalence par validation de Hocine, l’inventeur de cette science. “Comprendre le Tiperliw n’est pas une mince affaire. Il vous faut un QI de 140 minimum et l’instinct de saisir le chant, ce que j’appellerai en toute humilité : le génie ! On cible des profils très particuliers, des jeunes surdoués, parlant 10 langues dont le galopé, enthousiastes, ambitieux et surtout possédant le tiwatawatiShip, un esprit que vous ne pouvez pas comprendre, désolé, putain, on est très forts !” explique Hocine.
La branche contient 5 modules : le teberla de Oued Romane, Tiperli de Beni Messous, le galoupi de Djebel coucou etc…

Lors du premier semestre, les étudiants recevront à l’entrée de l’école, une fiente de leur oiseau préféré, pour la fameuse superstition qui va leur porter chance. Ils commenceront ensuite leurs cours de chants, d’anatomie, et de profilage. Après 24 mois, ils seront enfin capable de distinguer le tiperliw de Ben Aknoun du tiwatwati de Bouzareah. Outre, le Master, Hocine, compte lancer un doctorat, puis présenter ses travaux à la fondation Nobel. Son rêve est d’inscrire le Nobel de Tiperliw.

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