“La prison c’est pour les détenus qui ont des opinions, Mohamed Djemai ne pense même pas” c’était l’explication du juge qui a reçu, par téléphone, l’ordre de libérer Djemai. L’ex secrétaire général du FLN a pourtant incarné Al Issaba dans les plus hautes sphères de l’état. Aujourd’hui, il est libre pour laisser sa place aux journalistes, aux bloggeurs, aux humoristes et aux enfants qui ne finissent pas leurs purées le soir. A un mois du référendum sur la constitution, la nouvelle est tombée sur le FLN comme un coup de grâce. La bande retrouve son chef, son capo dei capi. “On ne pouvait pas espérer mieux, c’est un peu comme si la Cosa Nostra retrouvait Toto Rina. A propos de mafia, nous allons nous organiser pour trouver nos repères, on pense que le pays n’est tout à fait dans la merde, on a encore de la marge” estime Baadji. Mais le premier objectif du premier parti d’Algérie est de savourer “la victoire d’aujourd’hui”. A sa manière et dans les règles de l’art.

Vivons heureux, vivons cachir

Les crapules du FLN attendaient cela depuis longtemps. Le parti unique organise un repas de gala, non, on va pas égorger deux moutons, Djemai ne les vaut pas, mais il y aura 100 kgs de cachir, symbole du parti. “C’est le grand soir, nous organisons un grand festin auquel tous les chiyatines, les salauds, et les infâmes sont conviés et comme Tliba est toujours en taule, il y en aura pour tout le monde” jubile le porte parole du FLN. Au menu, salade cachir avec des légumes bio, sauté de cachir au curry, et un fondant pâté à la crème en guise de dessert, autant vous dire que c’est dégueulasse.

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