Le journaliste français Bernard de La Villardière a été condamné à deux ans de prison ferme par le tribunal de Sidi M’hamed. Il était accusé d’atteinte à l’image du hirak après la diffusion de son documentaire “l’Algérie, terre de toutes les révoltes” sur M6. Peu contentes, les autorités algériennes ont vite réagi en déposant une plainte contre le journaliste.

“C’est un verdict très lourd pour Bernard. Deux ans ferme. Mais en même temps, on n’est pas surpris. Son documentaire, c’était de la merde aussi”, a déclaré son avocat. Avant de poursuivre “heureusement, il n’est pas Algérien. Sinon, il les aurait purgé ses deux ans. Mais Bernard, bosseur comme je le connais, il en aurait profité pour tourner ‘zone interdite : dans les abysses sombres et tumultueuses du cul de Tliba”

Le procureur avait requis 20 années de prison ferme contre le journaliste français, et 500 heures de travaux d’intérêt général à l’ENTV sous la direction de Karim Boussalem.

Amar Belhimer a estimé quant à lui que l’affaire de La Villardière n’avait rien à voir avec le journalisme. “Il n’a pas de carte de presse. Le ministère de la communication ne lui en a jamais délivré une. Bernard de La Villardière, c’est comme Abdou Semmar, avec quelques kilos en moins” a-t-il déclaré à l’APS.

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