Hier s’est ouvert le procès en appel de Khaled Drareni. L’appel est une voie de recours qui « tend à faire réformer ou annuler » un jugement rendu par une juridiction de première instance. En Algérie, il s’agit d’un simple appel téléphonique.

Khaled Drareni est un journaliste professionnel, beau, compétent, affable, courtois, charmeur et qui court 5 km chaque matin, en gros, Khaled est tout ce que ceux qui le jugent ne sont pas.

Condamné à 3 ans ferme, le 10 août dernier, Drareni devra passer encore une semaine dans les geôles de la nouvelle Algérie avant d’avoir son verdict. Voici ce qu’il fallait retenir du procès en appel d’hier :

– Le président du tribunal rebaptise le procès en appel procès en SMS pour pas éveiller les soupçon sur un diktat téléphonique.

– Ceux qui se sont acharnés contre Khaled Drareni, se sont réunis au Club Des Pins pour vivre la soirée en direct : Au menu, champagne, cacahuètes, cigares et poches urinaires

– 10 H 50 : Arrivée au tribunal, Drareni est informé qu’il sera jugé dans 3 autres affaires : Inondations dans la capitale après qu’il a oublié le robinet de sa cellule ouvert, crise des liquidités pour avoir reçu son mandat de 5000 da en prison, et coupures d’internet pour avoir laissé les données mobiles de son Iphone 11 activées

– Le président de la cour propose de reporter le procès à janvier 2060 afin que l’accusation puisse se procurer des preuves contre le prévenu.

– Zeghmati se lève vers 11h et demande comme chaque matin “Miroir, qui est le plus beau ? Moi ou Khaled ?”. Le miroir s’esclaffe de rire.

– Le procureur descend 10 bouteilles de “zombreto”, 15 joints et un blister de lartan pour pouvoir faire un réquisitoire délirant.

– Le juge n’a plus de batterie, le chargeur « mesmar » est introuvable, le verdict est donc reporté.

– Le juge affirme qu’il ne doit pas faire son métier parce que “s’il le fait comme Drareni, il sera à son tour condamné”

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