On le croyait mort, on le croyait fini, on le croyait disparu… Non ce n’est Abdelaziz Bouteflika, c’est votre média adoré : El Manchar. Le journal satirique algérien a annoncé cet après-midi avec une subtilité dont il a le secret qu’il est de retour. La nouvelle a causé 1223424 infarctus entre jaloux et hommes de pouvoir, jaloux également. Après plus de 3 mois d’absence pour des vacances aux Maldives, la fine équipe de la scie revient progressivement sur décret présidentiel.

Le journal n’a pas donné plus de détails sur sa nouvelle version, mais le nouvel El Manchar sera comme la nouvelle Algérie, c’est à dire le même mais en pire.

Un seul changement tout de même, le siège du journal a été transféré de la chambre de son fondateur Nazim Baya à la cellule numéro 69 de la prison d’El Harrach.

“Pour des raisons pratiques”

Le 3ème plus grand come-back de l’histoire après la recomposition des Beatles et le retour de Michael Jordan a été minutieusement étudié. En effet, le journal a choisi la prison comme siège et ce n’est pas anodin. Nazim Baya explique cette décision en revisitant le vieil adage de Victor Hugo “dans la nouvelle Algérie, ouvrir un journal c’est ouvrir une prison. Et franchement, on a horreur de la paperasse (convocations, papiers, jugement, mandat de dépôt etc…) On a choisi de transférer nos bureaux et nos stocks de vannes pourries à El Harrach. C’est pour faciliter la tâche à Zaghmati et puis c’est les vacances, on ne veut emmerder personne”

Le journal a donc choisi son futur point de chute qui est aussi son destin. La prison est en effet, le seul endroit où les journalistes trouvent refuge.

S'abonner à la newsletter

Restez informés en gardant le sourire :)