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Les citoyens demandent la réouverture des cafés pour pouvoir débattre du projet de constitution

Les citoyens demandent la réouverture des cafés pour pouvoir débattre du projet de constitution

La rédaction
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Le président de la République a tenu sa promesse et a proposé une première mouture du projet de constitution sur laquelle il s’est engagé à effectuer de profonds changements. Après plusieurs mois de travaux menés par la commission spéciale, mise sur pied par la présidence de la République, le projet de texte de la loi fondamentale du pays a été remis à l’ensemble des acteurs politiques, associatifs et aux juristes pour en débattre. Abdelmadjid Tebboune a aussi souhaité prendre en considération l’avis des citoyens avant même de soumettre le projet final au référendum populaire pour l’entériner. Seulement voilà, un problème de taille se pose et empêche la population d’exprimer son opinion.

Les vrais débats se font autour d’un café

Le président Tebboune est devant un vrai dilemme. Il a besoin d’ouvrir le débat sur la constitution à tous les citoyens sans distinction, histoire de montrer un semblant de rupture avec l’ancien régime. Sauf que la crise sanitaire que traverse le pays empêche la tenue de ce débat dans de bonnes conditions. En effet, pour permettre à plus de 40 millions de constitutionnalistes de donner leur avis et d’analyser le contenu des propositions, il faut leur ouvrir leurs lieux d’inspiration et de méditation, à savoir, les cafés. Or, les cafés sont depuis le début du confinement, des lieux interdits. Les ouvrir permettrait aux Algériens de passer au crible le projet de texte, mais les expose au même temps, aux risques de contagion du Covid-19.

Dans ce contexte, l’association C4 (Collectif des Constitutionnalistes des Comptoirs de Cafés), principal porte-voix des millions d’Algériens qui veulent s’exprimer, a tenu à souligner l’importance de donner aux citoyens les conditions d’exercice de leur mission d’analyse et de débat. Son président a affirmé que c’est là une condition sine qua non pour entrer dans le débat public. « aucun membre de notre collectif ne peut émettre le moindre avis sur ce texte sans être attablé ou accoudé dans un café avec un bon serré entre les mains, affirme le président de C4, Il est donc urgent que le président lève l’interdiction d’ouverture des cafés s’il veut entendre notre avis sur sa constitution. Autrement, Wellah, on n’ira pas au référendum et il pourra toujours se faire des cornets de cacahuètes avec ses constitution ». la balle est donc dans le camp du président qui devra incessamment sous peu se prononcer sur cette question vitale.

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