L’un des rares journalistes qui existent encore en Algérie subit une vilaine répression de la part du pouvoir. Ce dernier lui reproche de faire son métier. En effet, le journalisme est devenu un crime pendant le règne de Bouteflika, il l’est encore dans l’Algérie nouvelle. Remplacé par la chita audiovisuelle et la chita écrite, le vrai journalisme se pratique en parallèle par des professionnels souvent indépendants refusant de se soumettre aux diktats de la dictature. Khaled Drareni en fait partie et résultats des courses, il passe 72 heures de garde à vue avant de comparaître devant un juge pour son exemplarité déotologique. Cet après midi, il est relâché mais condamné à passer 3 mois dans les locaux de l’ENTV.

Travaux forcés dans le JT

La sanction est vite tombée et ne manque pas de sévérité. Le brillant journaliste doit passer 3 mois dans la rédaction de l’ENTV en compagnie de Karim Boussalam, de Amina Nadir et de l’autre brun qui ment plus qu’il ne respire. Le but de la punition est d’apprendre à Drareni l’art du métier (chita, mensonge, et soumission). Selon le rédacteur en chef ce sera un stage instructif qui changera la carrière du journaliste indépendant. “Ce ne sera pas simple, le mec est têtu comme son Iphone codé. Mais on va tenter le coup. On commence d’abord par lui inculquer nos règles, il pourra co-animer ensuite des émissions avec Boussalam, on lui fera ensuite des tests, dans 3 mois il présentera le JT et n’évoquera plus le hirak” s’enthousiaste-t-il.

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