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Bouteflika « Coucou, je peux revenir ? »

Bouteflika « Coucou, je peux revenir ? »

La rédaction
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Abdelaziz Bouteflika a réagi à la convocation du corps électoral par le chef d’état-(major) Gaïd Salah, annoncée hier par son secrétaire personnel Abdelkader Bensalah à la télévision. Dans une lettre adressée à la nation, l’ancien président de la république émet le souhait revenir. Il estime que « rien n’a changé » et qu’il est peut-être temps qu’il reprenne sa place. Voici sa lettre dans son intégralité :

Coucou les Algériens,

le gros a fixé la date du vote. ça sera le 12 décembre, apparemment. C’est parfait, ça tombe un jeudi et les jeudis je suis libre. J’avais peur que ça ne tombe un mardi, jour de visite à la prison d’El Harrache où mon petit frère est incarcéré. Un lundi, jour de visite aux HUG où je suis hospitalisé. Ou un dimanche, jour où, fébrile et morveux, je me dévoue à mon rhume hebdomadaire.

Le gros promet des élections libres et transparentes. Il ment. Mais qu’à cela ne tienne. Juste pour l’histoire, il m’a promis la veille du 22 février de soutenir ma candidature quoi qu’il arrive. Vous connaissez la suite. Ils ont déjà leur candidat. C’est un petit parvenu dont j’ai eu à éprouver l’extrême incompétence comme premier ministre, et l’énorme nullité comme concurrent à la présidentielle de 2004.

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Cher peuple, je vois que rien n’a changé. Absolument rien. On prend les mêmes et on recommence. Je peux donc revenir ? Sept mois de Hirak pour me faire remplacer par un mauvais sous-ministre aux yeux exorbités ? Sept mois à marcher comme des forcenés pour arriver à ce résultat. Je préfère encore crever. Vous me décevez… Vraiment.

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