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Gaïd Salah « si voter changeait quelque chose, il y a longtemps que je l’aurais interdit »

Gaïd Salah « si voter changeait quelque chose, il y a longtemps que je l’aurais interdit »

La rédaction
gaid-salah

Les discours du chef d’état(major) se suivent et se ressemblent. Toujours la même rengaine : Solution constitutionnelle, élections dans les plus brefs délais, mort aux traîtres… et c’est tout.. w kass jus (un verre de jus). C’est à se demander si le général de 80 ans n’est pas atteint d’Alzheimer. D’autant plus qu’il a oublié de prendre sa retraite. Gaïd Salah répète tellement la même chose dans ses discours qu’il a fini par donner l’impression qu’il sait lire.

Mais une fois n’est pas coutume. Dans un nouveau discours, le chef d’état-major a laissé de coté ses marottes constitutionnalistes, et s’est adressé avec franchise à des subalternes faussement attentifs, complètement absorbés par l’idée qu’il faille surtout ne pas bailler pendant que le grand chef ânonne.

Cette fois-ci, le premier responsable de l’institution militaire reconnaît que « les élections ne vont pas changer grand chose, voire, rien du tout ». « Il y a ça et là, des zouaves, qui estiment que le vote tel que nous le proposons n’apportera aucun changement. Je suis d’accord. C’est justement pour cette raison que nous le proposons. Nous n’avons pas envie que ça change nous !! » a indiqué le chef d’état-major.  » Si voter changeait quelque chose, je l’aurais interdit en même temps que le drapeau amazigh » a-t-il avoué en citant Coluche. 

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Gaïd Salah a mis encore une fois l’accent sur la nécessité d’organiser une présidentielle avant la fin de l’année. « Pourquoi des élections dans les plus brefs délais ? Parce que j’en ai marre de lire des discours. Cet exercice est une torture pour l’analphabète que je suis. Heureusement, on ne me demande pas de les écrire » a-t-il reconnu en poussant un soupir de soulagement. 

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