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Conférence nationale : Les participants se mettent d'accord pour manger un méchoui à midi

Conférence nationale : Les participants se mettent d'accord pour manger un méchoui à midi

La rédaction
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Pendant que plusieurs détenus d’opinion sont toujours en prison, des chefs de partis de l’ancien régime se sont retrouvés ce matin à Ain Benian pour la conférence nationale du dialogue, prônée par le chef d’état major. En l’absence des véritables opposants et des représentants du Hirak, les acteurs du forum ont passé du bon temps, manger des petits fours et parler de la CAN. Mais vers les coups de midi, les participants retrouvent leur sérieux et décident alors de répondre à la question majeure de cette réunion « que mange-t-on à midi ? »

Méchoui, à l’unanimité !

Ça reste une victoire tout de même pour les membres controversés de la société civile réunis à l’école supérieure d’hôtellerie. Tous les participants se sont accordés pour choisir un méchoui d’agneau pour le déjeuner. Démocrates, islamistes, syndicalistes, le vote gastronomique a été unanime. Ali Benflis, Abdallah Djaballah, Abderrezak Makri, Noureddine Bahbouh, et j’en passe, les affamés politiques ont réussi conjointement à répondre à la seule question qui les a préoccupés depuis deux semaines. Certains chefs de partis, à l’image de Marki, craignait que cela ne tombe un vendredi comme toutes les fêtes cette année, et de se voir contraint de se taper un couscous aux pois. Après 5 heures de débat houleux, durant lequel plusieurs plats étaient proposés, le méchoui sort élu, et les participants se félicitent pour cette victoire historique. Une de leurs aspirations majeures a été réalisée. « Croyez-moi, quand je me rase le matin, je ne pense pas vers quoi va déboucher le hirak ou comment construire un état de droit, ma obsession est quoi manger à midi. On vit une époque où la junk food envahit nos assiettes, et nos maisons, manger sain n’est plus une mince affaire » avoue Benflis.

Une décision saluée évidement par le chef d’état majeur. Ce dernier, se réjouit que les autres parties aient la même opinion culinaire que lui, ça leur épargnera la prison. « Cet accord est historique. C’est un petit gigot pour eux mais un grand gigot pour l’Algérie. Si je n’avais pas entamé mon méchoui de gazelle, je les aurai rejoint pour fêter avec eux cet accord et cette sortie de crise honorable. Allez bshhtekoum, et laissez-moi une partie, il est possible que je passe le soir » s’est félicité Gaid Salah.

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