Bal tragi-comique au tribunal de Sidi M’hamed. Foule de témoins sont passés à la barre aujourd’hui: Ouyahia, Sellal, Zoukh, Benyounès. Une belle brochette de FDP comme on n’en fait plus. Excepté à la prison militaire de Blida où croupissent (l’un dans l’autre) Toufik, Tartag et Saïd. Sauf que, selon les informations que nous détenons, les ex haut irresponsables ont comparu devant le juge en tant que témoins. Ils étaient là pour expliquer au juge les déclarations incompréhensibles du principal accusé : Ali Haddad.

Le juge nous a confirmé ne pas avoir tout compris dans ce que Haddad lui racontait. “On dirait un discours de Gaid Salah, avec l’accent kabyle en plus” nous a-t-il déclaré au téléphone. Dès l’ouverture de la séance, l’ancien président du FCE donne le ton en affirmant “ji swi ikoussi”, sous-entendant qu’il est citoyen britannique et qu’il refuse en tant que tel d’être jugé par la justice algérienne. Ali Haddad commence à gazouiller dans une langue que personne ne comprend. Le juge demande à plusieurs reprise à Ali Haddad de parler en arabe, en français ou dans une langue qu’il maîtrise. Rien n’y fait. C’est alors que le juge fait appel aux anciens amis de l’ancien président du FCE : Ouyahia, Sellal, Zoukh, Benyounès. Ensemble ils essayeront de déchiffrer les déclarations de Haddad. Y parviendront-ils ? Même dieu ne sait pas.

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