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Symbole de la "Bouteflikie", un cadre de Bouteflika s’entête et refuse de se décrocher à la coupole

Symbole de la "Bouteflikie", un cadre de Bouteflika s’entête et refuse de se décrocher à la coupole

La rédaction
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Dès le lendemain de l’annonce de la démission du Président Abdelaziz Bouteflika, des millions d’algériens se sont exprimés dans la rue et ont laissé éclater leur joie pour cette victoire historique, aboutissement de plusieurs mois de contestations et de manifestations qui se sont accélérées depuis le mois février dernier.

Suite à cette annonce et comme l’indique la procédure, Abdelaziz Bouteflika n’est plus le président, et une large campagne de suppression des symboles du président s’est engagée à travers le pays. Elle a commencé dès hier soir même dans certains endroits par un geste très symbolique : le décrochage des portraits officiels se trouvant dans les bâtiments et les administrations publics. Ce matin, l’opération s’est élargie un peu partout mais s’est retrouvée bloquée dans un lieu hautement symbolique de la Bouteflikie.

Messmar Djeha à la Coupole

Les employés du complexe sportif Mohamed Boudiaf à Alger ont été dépêchés ce matin dans les différentes structures de ce lieu pour procéder au décrochage du portrait de président. Ce complexe abrite un haut lieu du règne de Bouteflika, à savoir, la coupole. Cette mythique salle a abrité tant de meetings organisés par les partis de la coalition présidentielle pour déclarer l’allégeance à Sa Majesté le Roi Abdelaziz. Elle a aussi abrité les fameux meetings grandioses qui ont lancé les candidatures du président pour chaque mandat.

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Arrivés sur place, les employés ont donc décroché tous les petits portraits s’y trouvant, mais au moment de s’attaquer au plus grand d’entre eux, à savoir celui qui se trouver dans la grande salle, ils ont été surpris par sa résistance et son entêtement à ne pas se décrocher. Malgré l’utilisation des gros moyens : chariot élévateur, arrache-clou, pied de biche, marteau et burin,…etc, rien n’y fait le portrait restait solidement accroché au mur. Pire encore, d’après les déclarations d’un des employés, le portrait a développé des racines dans le mur qui l’ont encore davantage maintenu accroché. Même un marteau piqueur emprunte à la direction des travaux publics de la wilaya d’Alger n’a pu venir à bout du portrait.

L’employé en question jurait que le portrait versait même des larmes et on pouvait, selon lui, entendre un gémissement provenant du cadre qui disait « encore un an seulement svp » !

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