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«La solution se trouve dans l’article 102». La déclaration faite ce matin à Ouargla par Ahmed Gaid Salah, le bedonnant chef d’état-major de l’ANP, a eu l’effet d’une petite bombinette bactériologique à base de loubia bel harr.

Depuis, les cercles du pouvoir occulte n’ont cessé de s’agiter et l’on a même pu apercevoir des vieux de la vieille gesticuler aux alentours d’El Mouradia, à l’image d’Amar Saïdani qui tambourinait frénétiquement sur sa célèbre derbouka, fabriquée à partir d’une peau extraite de son propre front. Un Djamel Ould Abbès édenté errait quant à lui d’un air hagard devant le siège du FLN, s’agrippant furieusement à son déambulateur telle la misère sur le pauvre zawali un jour de ramadan. Abdelaziz Bouteflika demeurait barricadé dans sa suite phakhamotique, dans l’état catatonique qu’on lui connait depuis maintenant plusieurs années. Il visionnait en boucle et pour la 2367ème fois depuis le début du Hirak, les scènes marquantes du film Le Scaphandre et le Papillon que son existence récente aurait facilement pu inspirer. Mais celui vers qui tous les regards se tournaient avec anxiété était sans conteste Saïd Bouteflika, grand manitou du Triangle et parrain officieux de la Ripoublique Souterraine.

Accroché à son flegme habituel, affublé de son sourire énigmatique, ce dernier ne semblait pourtant pas troublé plus que ça par la situation. Des proches l’auraient même entendu assurer qu’une carrière dans le milieu du cirque et du spectacle vivant lui tendait désormais grand les bras. Il est en effet de notoriété publique que Saïd Bouteflika passe la plupart de ces nombreuses heures de détente à pratiquer le ventriloquisme, art auquel il s’est initié et perfectionné à l’aide de son frère aîné Abdelaziz. Des sources sures à El Mouradia ont également confirmé que l’animateur de télévision Patrick Sébastien aurait contacté Saïd Bouteflika afin que ce dernier fasse une apparition spéciale dans un épisode exceptionnel de la populaire émission Le Plus Grand Cabaret du Monde. Mais le cadet des frères Bouteflika, qui ne souhaite pour l’instant pas quitter l’Algérie, songerait plutôt à ressusciter la glorieuse troupe du Cirque Ammar et se lancer dans une tournée nationale à travers tout le pays. Des représentations gratuites pourraient même données durant les manifestations du vendredi, en face de la Grande Poste, laissant ainsi présager un possible ralliement de Saïd Bouteflika au Hirak.

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