« Hôpitaux Universitaires de Genève, bonjour, je vous écoute !
Oui, bonjour madame, je vous appelle d’Algérie pour avoir des nouvelles de notre président de la République qui est hospitalisé chez vous. Pouvez-vous me dire si M. Bouteflika est toujours vivant ?
Désolée monsieur, je ne suis pas autorisée à vous communiquer ce genre d’informations. Et vous n’êtes pas le seul à nous l’avoir demandé.
Oui je sais madame, il a dû y avoir des centaines d’appels comme le mien, mais vous comprenez, c’e… !
Des centaines ? non monsieur, ce sont des milliers d’appels que nous recevons tous les jours pour nous poser la même question. Svp, arrêtez ça, nous n’en pouvons plus. »

C’est ainsi que la standardiste des HUG vient de rejoindre 5 autres de ses collègues qui ont fait un burn-out cette semaine à cause de ce type d’appels. Les algériens ne lâchent rien et veulent absolument savoir dans quel état se trouve leur président. Les Suisses, quant à eux, n’en peuvent plus. Le ministère helvétique des télécommunications vient de saisir son homologue algérien.

Le ministère algérien des PTT réagit officiellement

A peine la doléance du ministère suisse parvenue à son homologue algérien que la ministre, Houda Feraoun a décidé de réagir et de manière directe et concrète. Pour ce faire, elle directement ordonné au PDG d’Algérie Télécoms ainsi qu’aux opérateurs de téléphonie mobile de couper tout réseau de communication entre l’Algérie et Genève, que ce soit via les lignes fixes ou les lignes mobiles. Exception faite des lignes des ministères régaliens (AE, Défense, Intérieur, Finances) ainsi que la présidence de la République et les domiciles des grands commis de l’Etat. Sans oublier la famille du président de la République.

Ainsi, depuis ce matin, il est impossible de joindre une ligne téléphonique genevoise depuis l’Algérie. Les algériens qui souhaitaient donc appeler l’hôpital ne peuvent plus le faire dorénavant et jusqu’à nouvel ordre. Mais d’ores et déjà, des solutions alternatives sont en cours de déploiement par la population. A titre d’exemple, un citoyen a réussi à appeler son frère à Genève sur Viber et lui a demandé de se déplacer à l’accueil de l’hôpital et de passer son portable à la standardiste pour lui poser la même question que ces concitoyens. Les Suisses sont désemparés et réfléchissent à couper même la liaison internet avec l’Algérie, ou à défaut, de renvoyer Bouteflika. Ça serait donc la grande victoire du peuple qui aura concrétisé l’adage « Samet yeghleb leqbih ».

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