Pendant que tout le monde et n’importe qui accourent vers le ministère de l’Intérieur pour retirer le dossier de candidature pour les élections présidentielles, les choses commencent à s’organiser pour un certain nombre de candidats potentiels, en vue d’engager leur campagne électorale au plus vite et commencer à soudoyer le pauvre peuple avec des promesses à faire pâlir de jalousie la lune.

Faites chauffer el bendir

Les actions engagées par les candidats sont un grand classique. Des méthodes usées et répétées à l’infini, toujours avec les mêmes mots, les mêmes gestes et les mêmes initiatives. On y trouve donc des sorties dans les cafés (avec tournée générale, millefeuille et croquet compris), des balades dans les marchés populaire à la rencontre de la population venue acheter avec les yeux et repartir avec le sac aussi vide qu’à l’arrivée. Les candidats vont naturellement jurer par tous les saints que les choses changeront dès le lendemain de leur élection.

Autre procédé habituel : les meetings dans les salles. C’est la technique la plus affectionnée par les candidats puisqu’il leur semble qu’ils y sont déjà arrivés et qu’ils font là face à leur populace, avec la casquette du président de la République qui s’adresse à son peuple pour annoncer des mesures capitales pour le pays. Le tout sous des tonnerres d’ « applaudisseurs et de youyouteuses » venus de partout dans des bus et entassés dans les salles 5h avant le début du meeting.

Mais cette année, c’est l’année du « Taqachouf »

Cependant, la campagne présidentielle de cette année sera caractérisée par une situation d’austérité financière sévère dans un contexte économique des plus difficiles, car, comme tout le monde le sait, l’Algérie a dû recourir à l’impression de billets de banque par milliards, pour faire tourner les services publics et payer les fonctionnaires.

De ce fait, plusieurs directeurs de campagne de candidats nous ont annoncé que leur budget sera serré cette année et qu’ils ne pourront pas « carotter » le peuple comme c’était le cas auparavant. Plus précisément, et à titre d’exemple criant de cette austérité, les pseudos-supporters des candidats qui viendront remplir les salles de meeting recevront des sandiwches tomatiche (à la tomate) en lieu et place du cachir Bellat habituel qui faisaient leur bonheur. Fini donc le festin d’avant. Même le jus en petite brique sera remplacé par des gobelets d’eau servie dans des citernes agricoles placées à l’entrée des salles.

Les organisateurs promettent tout de même que les tomates seront bien lavées, pour préserver la santé des citoyens. Ouf, heureusement !

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