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«On n’a pas des idées mais on a des billets » Crise oblige, le premier ministre a encore une fois fait tourner la planche à billets, officiellement appelée “financement non conventionnel ». La création monétaire à l’aide d’une imprimante Epson reste l’unique trouvaille du gouvernement pour redresser le pays dans le court terme. Sur son chemin qui le mène droit dans le mur en passant par le Venezuela, l’Algérie ne perd pas de temps. Le spectre de la banqueroute plane sur la puissance régionale.
Nonobstant, pratiquée sans modération, la planche à billet vient de connaitre son premier couac. En effet, depuis lundi dernier, des milliers de billets récemment imprimés en noir et blanc sont en circulation. Après avoir perdu sa valeur, le dinar perd aujourd’hui sa couleur.

Une erreur qui a fait couler beaucoup d’encre

C’est la stupeur ce matin dans plusieurs bureaux de poste. Des retraités venus pour retirer leurs pensions n’en croient pas leurs yeux. Si certains n’ont remarqué aucun changement sur les billets de 1000 Da à cause de leurs problèmes de glaucome, d’autres ont vite crié au scandale. “C’est quoi ces putain de billets bordel de merde, vous nous payez avec des faux billets maintenant, allez vous faire enculer, bande de FDP” s’offusque un octogénaire, qui a réussi a gardé son calme. Dans la foulée, la panique se propage dans les rues de la capitale : commerces, banques, grandes surfaces…..un billet sur deux est en noir et banc. Des citoyens ont tout de suite alerté la police, des gérants de magasins sont même allés déposer plainte.
Après plus de 3 heures de confusion générale, la banque centrale d’Algérie publie un communiqué dans lequel elle présente ses excuses à ses clients suite à l’impression par erreur de billets non-colorisés.

“On en a vu de toutes les couleurs”

Selon le gouverneur de la banque d’Algérie, l’erreur s’est produite dimanche dernier lors de l’impression de plus de 100 milliards de dinars, destinés au paiement des pauvres, des retraités et au recouvrement des pensions des handicapés. “Après plus de 48 heures de tournage, l’imprimante centrale commençait à déconner : Bourrage de papier, bruits, etc… Les billets commençaient à perdre de la couleur et devenir très clairs. On a décidé de terminer l’opération tout de même, l’argent était indispensable” explique Hamid Boudinar.
Quant au secrétaire de la banque centrale, il évoque la hausse des prix des cartouches des imprimantes couleurs, ce qui a conduit à l’impression en noir et blanc. Selon ce dernier “la valeur du dinar a tellement chuté, que l’impression d’un dinar en vaut deux”.

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