Six mois après l’arrestation de Kamel Chikhi dit «El Bouchi», plusieurs dealers de drogue ont manifesté ce samedi 22 décembre pour réclamer sa libération et dénoncer le recul de la liberté de trafic de drogue et des stupéfiants dans le pays.
Les manifestants portaient des gilets blancs, faisant référence à la poudre blanche. Ils étaient 20 selon la police et 2 millions selon les organisateurs qui s’étaient faits un rail (de cocke) juste avant . Un élan de solidarité historique : Jamais un cartel n’a osé défier la justice et réclamer ses droits. Smail Maztoul, porte-parole des gilets blancs, tire la sonnette d’alarme «Halte à la répression ! Laissez les gens travailler, libérez Kamel, la drogue est en danger »

El Bouchi est blanc comme coke

Les revendications des gilets blancs sont simples : La libération immédiate de Kamel et de sa marchandise. Selon les dealers, la drogue n’est pas un crime. Kamel ne faisait que son métier d’importateur de cocaïne. Un métier considéré comme noble dans les plus hautes sphères du pouvoir. Ce dernier l’a lâché par calcul politique. Lucides, les manifestants exigent un acquittement prononcé publiquement par le garde des sceaux, une réhabilitation totale sur la chaîne Ennahar TV et l’autorisation d’importer 10 tonnes de coke en guise de compensation. Quant aux 700 kg saisis par l’état, ils seront versés comme don à la justice pour moderniser son patrimoine et renouveler l’image de l’institution.


Après avoir forcé sur la poudre, les dealers ont ajouté d’autres revendications à leurs plateformes : Reconnaître le métier de dealers, et les laisser investir dans la coke, ce qui va créer, selon eux, plus de 500 000 emplois. « Avec tout le bordel qui se passe dans le pays, le métier de dealers est un métier d’avenir. Laissez-nous travailler, ne nous mettez pas des bâtons dans les roues, c’est tout ce qu’on vous demande »

Plus de 50 magistrats volontaires

Si l’affaire des journalistes a réussi à mobiliser 20 avocats, celle de Kamel Chikhi a fait mieux. Plus de 50 juges et procureurs se sont dit prêts, à innocenter Kamel sans qu’il y ait besoin de leur verser des pots de vin en contrepartie. El Bouchi n’a pas besoin d’avocat mais de juges pour gagner son procès. « S les avocats des journalistes connaissent bien la loi, les juges connaissent bien El Bouchi, voila tout est dit, Kamel sera libre inshallah » promet le juge d’instruction.

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