Décidément, les Gilets jaunes ne lâchent pas. Comme chaque samedi, des milliers de français sortent dans les rues pour protester contre les réformes du président Macron. Aujourd’hui, ils étaient plus de 31 000 à manifester dans plusieurs villes de France.

A Paris, ils sont de plus en plus nombreux, 8000 selon la police. Comme prévu, plusieurs incidents sont actuellement en cours sur les Champs-Elysées. Il y aurait plusieurs blessés parmi les manifestants. Des voitures incendiées, jets de projectiles, tirs de grenades et jets de gaz lacrymogènes etc… Les champs rebaptisés : poubelle avenue du monde.

Une situation chaotique qui a agacé bon nombre de dirigeants algériens résidents à Paris. Parmi eux, le plus français de tous, Amar Saidani. Ce dernier, n’a pas supporté le bruits des manifestations et les tirs des policiers pour le 4e samedi consécutif. Subissant le mouvement, il décide de rompre avec sa couette rose imprimée “douce France”, dévisse son bonnet de sommeil de son front, et rejoint les gilets jaunes aux Champs avec sa derbouka, le seul outil qu’il maîtrise vraiment.

“L’Algérien meilleur ambianceur, peuple et gouvernement”

Rassemblés au pied de l’Arc de Triomphe, les gilets jaunes ont repris un second souffle en voyant un homme politique adhérer à leur cause. L’ancien chef du FLN prend la parole “C’est la dèche ces jours-ci. Où est l’ambiance et la bonne humeur, où sont les sourires des riches, où sont les liasses de billets, franchement, ce n’est plus Paris” regrette-t-il. Il sort ensuite son instrument de percussion fétiche et commence à jouer Bella Ciao, Mindjibalina et une chanson de son maître Al Menna3i afin de mettre l’ambiance et stimuler les manifestants qui commençaient à perdre leurs force après cette interminable journée. Son beau frère, bourreau de Nekkaz, accompagne la darbouka au son des coups de boules donnés aux policiers. L’atmosphère se détend petit à petit, des gilets jaunes retrouvent le sourire, en chantant, en dansant sur les magnifiques percussions de Saidani. Ce dernier profite de ce moment de joie pour lancer une étonnante supplique “J’espère que vous allez rentrer chez vous et ne revenir ici que pour faire les magasins. Regardez vos frères algériens, ils survivent, leurs situations est beaucoup plus précaires, mais ils souffrent avec dignité et aucun d’entre eux n’ose porter un gilet. Parce que ils n’en ont même pas les moyens, prenez-en de la graine” conclut-il.

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