chien-douanes

Les services des douanes françaises sont en deuil depuis la semaine dernière suite à la perte d’un de leurs « collègues » de travail en plein exercice de ses missions. Une véritable tragédie.

En effet, mardi dernier, les douaniers postés au niveau des points de contrôle de l’aéroport d’Orly sud étaient en train d’effectuer des inspections de routine sur les bagages des passagers des vols en provenance de plusieurs pays du monde. Le vol AH 1004 arrivé d’Alger, avait été aussi ciblé par ces contrôles, sans qu’il y ait forcément une alerte en particulier. En effet, les voyageurs, pour la majorité, des ressortissants algériens résidant dans l’Hexagone, transportaient avec eux des classiques : huile d’olive, dattes, figues sèches, quelques gâteaux traditionnels…etc.

Cependant, à l’arrivée d’un passager devant le point de contrôle, le chien des douanes a commencé à s’agiter et a foncé sur les bagages de ce voyageur en tournant fortement autour de sa valise. Intrigué, le douanier demande alors au passager de se ranger de côté pour une fouille de ses bagages. C’est là que le chien s’est mis à renifler fortement la valise en question, et dès son ouverture, il lâcha des aboiements stridents suivis de sons bizarres de détresse avant de s’enfuir devant les yeux médusés de son maître.

La chemma artisanale à l’origine de l’incident

Notre compatriote est immédiatement arrêté par les douaniers tandis que le maître-chien est parti à la recherche de son « collègue ». Il l’a trouvé caché dans un coin de l’aéroport, haletant et tout tremblant. Jamais, de l’avis du douanier, son chien n’avait eu une telle réaction, malgré ses 7 ans d’exercice et sa solide expérience dans la détection des substances douteuses.

Emmené d’urgence vers un vétérinaire spécialisé, le chien n’a pu recouvrer ses sens et son cas s’est aggravé malgré les soins prodigué par le vétérinaire. Il le déclare mort « par reniflement d’une substance toxique non identifiée » à peine 2h après l’incident de l’aéroport.

L’enquête ouverte par les services des douanes et de la police a permis d’identifier l’origine du mal causé au chien. Il s’agit de la chemma (tabac à chiquer de fabrication artisanale) rapportée par le voyageur dans ses bagages. Sur le procès-verbal de son audition, ce dernier déclare l’avoir obtenue de son grand-père vivant en Kabylie et qui la fabrique de manière artisanale depuis des décennies. Il ajouta également qu’il ne connaissait pas les matières spécifiques utilisées dans la fabrication car cela relevait du secret professionnel selon son grand-père.

Les services sanitaires français ont saisi officiellement leurs homologues algériens pour obtenir la liste des composants de cette substance. L’enquête est en cours.

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