ould-abbes

Soyons clairs, personne ou presque ne s’attendait à ce que le tout-puissant Secrétaire Général du FLN soit évincé de son poste, sans préavis, ni ménagement. Sa supposée démission a été annoncée au public via les organes de presse de manière informelle, avant d’être confirmée par les instances dirigeantes du parti.

Officiellement donc, Djamel Ould Abbas, qui était jusque-là, le patron du parti unique, faisant la pluie et le beau temps et préparant activement le 5ème mandat du président de la République a été démis de ses fonctions sous couvert de congé forcé pour cause de maladie. Les dirigeants du partis qui ont accepté de parler à la presse ont annoncé qu’il avait subi un souci de santé assez lourd l’ayant contraint à s’écarter de la tête du parti. Et dans l’attente de la désignation d’un nouveau patron, une direction collégiale s’occupera de conduire les affaires.

Ould-Abbas l’a-t-il eu mauvaise ?

Après sa sortie de l’hôpital d’Aïn Nâadja, l’ancien SG du FLN s’est retranché chez lui pour éviter toutes les sollicitations des journalistes ou personnalités politiques qui cherchaient à en savoir plus sur les raisons de sa démission. Il a ainsi ordonné à ses agents de sécurité de ne laisser personne s’approcher de son domicile.

Notre journaliste a néanmoins réussi à échanger avec lui quelques mots, juste avant sa sortie de l’hôpital. Il a en effet accepté de livrer ses premières impressions sur ce qui venait d’arriver et c’est ainsi qu’il déclara à notre journaliste que le jour même de son éviction, il a eu un appel de la présidence de la République (un très haut responsable, selon lui) qui lui a intimé l’ordre de vider son bureau avant 12h, sans aucune explication. Le conseiller de la présidence lui ajouta que sa lettre de démission avait été rédigée et qu’un motard de la présidence allait la lui apporter dans quelques minutes pour la signer avant de faire fuiter l’info dans la presse.

« je l’ai eue mauvaise, je ne vous le cache pas ! nous déclare t-il. J’ai œuvré toute ma vie pour le président et son entourage et puis comme ça, du jour au lendemain, on me vire comme un mal-propre sans raison valable. Et bien vous savez quoi, Bouteflika tâakoum, koulouh ! ». Djamel Ould-Abbas s’envolera dans quelques jours vers Berlin pour rencontrer son amour de jeunesse durant ses années fac. Vous connaissez l’histoire.

2 commentaires
  1. Il l’avait trop ouverte ces derniers mois il n’arrêtait pas de sortir des anneries chaque jour sur internet ils ont mis trop de temps pour l’evincer .c’est lui même ces cochonneries en lisant tous les jours ces imbicilites on se dit pauvre Algérie.avoir des gens comme lui a la tête du pays malheureusement le ridicule ne tue pas.ziani

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