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Le consul saoudien à Istanbul: “Khashoggi m’avait giflé et je n’ai trouvé qu’une scie à côté de moi pour me défendre”

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2 semaines après la disparition du journaliste et opposant saoudien Jamal Khashoggi qui était entré au consulat saoudien à Ankara en Turquie sans jamais en sortir, l’opinion internationale a serré l’étau autour des autorités saoudiennes afin tirer au clair cette énigmatique affaire de disparition. Après avoir essayé de nier toute implication dans sa disparition, l’Arabie Saoudite a fini par avouer que le journaliste est bel et bien mort et sa mort est survenue dans les locaux du consulat.

En effet, vendredi, les autorités saoudiennes ont diffusé un communiqué selon lequel, le journaliste Jamal Khashoggi était venu au consulat pour régler quelques questions administratives, et que suite à une dispute, il a été tué sous le coup de violences commises sur lui. Une version qui vient enfin corroborer la thèse la disparition du journaliste et de l’implication des services saoudiens dans sa mort. Une mort qui n’a jamais fait de mystère pour plusieurs médias internationaux qui, depuis le début, avaient affirmé que Khashoggi avait été tué et découpé à la scie avant que son corps ne soit emmené dans des sacs en plastiques à une destination inconnue.

Le consul saoudien avoue s’être défendu avec une scie

Le consul saoudien en place à Ankara au moment des faits avait été rappelé quelques jours après la disparition de Khashoggi. Il s’agissait probablement d’une tentative des autorités saoudiennes d’éloigner tout témoin du crime pour écarter les soupçons. Après les aveux de meurtre, les médias internationaux et les autorités politiques de plusieurs pays ont cherché à savoir ce qu’il s’est vraiment passé ce jour là.
Dans un entretien exclusif accordé à notre journal, le consul saoudien à Ankara nous a donné sa version des faits. Selon lui, Jamal Khashoggi a haussé le ton dans les locaux du consulat car il accusait les services consulaires de ne pas vouloir lui délivrer les documents qu’il voulait.
« j’ai entendu des cris dans la salle des guichets administratifs et je suis sorti de mon bureau pour voir ce qu’il se passait. C’est à ce moment là que j’ai aperçu M. Khashoggi en train de crier sur l’un de nos employés. Je l’ai invité à me suivre dans mon bureau dédié au règlement des conflits, situé au sous-sol du consulat, pour essayer de tirer cette histoire au clair.

Une fois dans le bureau du sous-sol, je lui ai demandé de me dire ce qui n’allait pas. Et c’est là qu’il s’est remis à crier et à m’insulter avant de lever sa main et de me donner une gifle ! raconte le consul. Mon sang n’a fait qu’un tour et en voulant me défendre, j’ai regardé autour de moi et je n’ai trouvé qu’une scie. Je l’ai donc prise et lui ai coupé l’avant bras. Mais ce con m’a donné une autre gifle avec l’autre main et j’ai dû lui couper l’autre bras. Il s’est acharné sur moi en me donnant un coup de pied et j’ai riposté par un coup de scie sur celui-ci. Il est tombé par terre et a quand même essaye de me faire un croche-pied avec son autre pied valide et j’ai dû me défendre aussi en le lui coupant.

Finalement, se voyant amputé de partout, Khashoggi a commencé à me cracher dessus et j’ai dû là aussi me défendre en coupant sa tête. Voilà comment les choses sont arrivées. Vous voyez bien que c’était lui qui avait commencé et que j’étais en position de légitime défense, termine le consul ». Il appelle donc les autorités de son pays et l’opinion internationale à prendre en considération son témoignage et surtout la légitime défense dans laquelle il s’est trouvé.

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2 comments

2 Comments

  1. boukhe

    octobre 20, 2018 à 6:34

    consulat a Istanbul

  2. Sietch Tabr

    octobre 20, 2018 à 8:58

    C’est un manque de respect, ça se fait pas. Gifler un homme…

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En désaccord avec le Royaume, la Mecque proclame son indépendance et devient un Etat à part entière

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Le cumul des scandales depuis plusieurs mois en Arabie Saoudite a fini par exacerber les humeurs et fait littéralement déborder le vase de l’insupportable. L’affaire Jamal Khashoggy a probablement parachevé un long processus traduisant le ras-le-bol des populations et des politiques de ce Royaume, longtemps resté à l’abri de tous les conflits.
En effet, nous assistons depuis quelques mois à une série événements géopolitiques majeurs touchant l’Arabie Saoudite dans ses institutions et son fonctionnement. De la guerre déclarée au Yémen voisin à l’assassinat du journaliste Jamal khashoggy par les services secrets, en passant par la proximité alarmante avec Donald Trump, il ne se passe pas un jour sans que l’Arabie Saoudite ne soit à la une, notamment depuis la prise en main du pouvoir par le prince héritier Mohamed Bin Salmane, dont le père, le Roi Salmane, a décidé de se retirer progressivement des affaires du pays.

La Mecque et Médine proclament leur indépendance

Dans ce contexte extrêmement tendu, et face à la montée des protestations des chefs de tribus saoudiennes contre la famille royale pour essayer de rétablir l’ordre et de calmer les ardeurs du prince héritiers, les gouverneurs des deux plus emblématiques, à savoir La Macques et Médine, ont décidé, dans une démarche qui a surpris tout le monde, de se détacher du royaume et de prendre leur indépendance totale en devant des Etats à part entière, comme le Vatican.

Les gouverneurs des deux provinces saoudiennes ont organisé à cet effet une conférence de presse à laquelle, les médias du monde entier ont été conviés. Ils ont annoncé leur décision à cette occasion en expliquant leur choix. « Nous avons pris la décision, avec nos voisins de Médine, de nous unir et de nous détacher de ce Royaume qui ne nous apporte que honte et désolation depuis plusieurs années maintenant, ont-ils déclaré à la presse. Il est devenu urgent et indispensable de se détacher d’une famille royale qui n’a plus rien à donner à l’Islam. Bien au contraire, cette famille est en train de salir l’image de notre religion et nous ne pouvons plus tolérer cela. Les musulmans du monde entier vont finir par nous boycotter si nous continuons comme ça, ajoutent-ils ». Les deux provinces ont donc décidé de s’appeler « Royaume des Lieux Saints » et d’adopter un fonctionnement politique identique à celui du Vatican. Les autorités saoudiennes n’ont pour l’heure pas réagi.

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L’Arabie Saoudite signe un contrat d’armement de 110 milliards de dollars avec Bricorama

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La chaîne française de grande distribution spécialisée dans le bricolage, Bricorama, a annoncé samedi des contrats de ventes d’armes d’une valeur de 110 milliards de dollars à l’Arabie saoudite. Une vente qui suscite beaucoup d’interrogations sur fond de scandale de l’affaire Khashoggi.

Le royaume des bricoleurs

On soupçonnait depuis le fiasco de l’affaire Khashoggi les Saouds de bricolage, c’est désormais confirmé. Le royaume wahabite vient de faire l’acquisition d’un nombre important de boites à outils chez Bricorama. Pince coupante, pince à dénuder, clés plates, clé à molette, tournevis testeur, tournevis américain, marteau de menuisier, niveau, mètre 5 m x 19 mm, cutter 18 mm + 5 lames, mini scie à métaux, le kit complet de l’ambassadeur version Al Saoud quoi. Les Saoudiens en ont acheté pour 110 milliards de dollars, dans le but manifeste d’équiper tous leurs consulats à travers le monde. “Ce kit qui sied autant à MacGyver qu’à Nadir Sedrati sera utilisé pour réparer les journalistes, poètes ou écrivains en panne d’inspiration” précisent les autorités saoudiennes.

La nouvelle de l’acquisition de cet arsenal d’apprenti boucher a jeté l’effroi dans les cercles intellectuels saoudiens. Ils craignent que la folie bricoleuse du prince héritier, Mohammed Ben Salmane, ne fasse de nouvelles victimes. MBS s’en est défendu publiquement en évoquant des travaux de rénovation dans la quasi totalité les ambassades saoudiennes. “Nous remettons nos représentations consulaires à neuf. Nous rabotons les sols, nous lambrissons les murs et nous ponçons les plafonds. Le sang ça part pas avec l’eau !!” a-t-il précisé à l’endroit des sceptiques, avant de conclure “les scies c’est pour couper court aux rumeurs qui me mettent en cause dans l’affaire Khashoggi. Tout le monde croit que je suis coupable. C’était le cas de Bricorama. Mais sachez que j’ai l’argent que vous fera changer d’avis”

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