Depuis quelques heures, de violentes émeutes (parfois même sanglantes) frappent la France, suite à une réduction flash alléchante proposée par la chaîne Intermarché sur le prix du Nutella. Si la situation paraît rocambolesque de prime abord, elle n’en demeure pas moins inspirante pour certains commerçants, si bien que Sofiane, jeune buraliste de quartier algérien, a décidé de mettre en place une stratégie rigoureusement similaire. La raison : un stock excessivement élevé de chemma (son produit phare) qu’il fallait écouler à tout prix, au sens propre de l’expression.
Nous sommes le 25 janvier lorsque Sofiane lance sa promotion : 80% de réduction sur toutes les marques de chemma, et un paquet de massa offert pour tout achat réalisé par un membre officiel de l’ACA (Association des Chmamdjiya Algériens), pour peu qu’il dispose de sa carte d’adhérent. Bientôt, le modeste magasin se retrouve bondé : la crème des crèmes de la chemma étant vendue à pas plus de 30 DA, lorsque la chemma radioactive n’en coûte que 10. Le succès de l’opération marketing est tel que la foule est ingérable, et les caisses du marchand, largement renflouées.

Une situation qui dégénère en Algérie

La suite, nous la connaissons : comme tout ce qui marche dans le pays des mille et une éventualités, Sofiane se fait rapidement copier, encore et encore, et la promotion fait rapidement le tour de l’Algérie, avec des offres encore plus farfelues, allant jusqu’à -90%. Le succès ne se fait pas attendre, et par effet boule de neige, la foule ingérable se transforme en foule violente.
À peine quelques heures plus tard, la situation dégénère : les premières vagues d’émeutes sont observées dans plusieurs wilayas. Des gens qui courent dans tous les sens, s’insultent et se bousculent, des mouvements de panique chez les adeptes pris d’une crise de manque, des attroupements et des cris résultant d’une excitation digne d’une entrée à l’éden, ou encore des achats massifs et démesurés ; rien ne va plus.
Les grands barons algériens de la chemma ont rapidement bondi sur l’occasion, ce qui n’a fait qu’accentuer les mutineries et raréfier le produit. Les services de police locaux tentent désormais de modérer les transactions et les flux du mieux qu’ils peuvent, mais visiblement en vain.

L’ampleur des évènements à l’étranger

À l’heure où ces lignes sont rédigées, les plus grands groupes industriels mondiaux étudient avec intrigue le potentiel de ce produit miracle qui attire autant la communauté algérienne à des fins d’importation. « Nous observons avec attention l’évolution des événements en Algérie » a déclaré le patron d’une grande enseigne de tabac allemande.
Du côté de Barbès à Paris ou de Marseille, la chemma inonde déjà les rues, là encore à des prix imbattables : moins de 0,60€ le paquet haut de gamme, comme si cela ne suffisait pas à la France. Et comme nous le savons, les mêmes causes entraînent les mêmes effets. Affaire à suivre…

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