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Ouyahia “pourquoi les harragas ne prennent-ils pas l’avion comme tout le monde ?”

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Ouyahia

“Pourquoi les harragas préfèrent-ils les embarcations de fortune au confort de la business class des avions ?” C’est la question posée par le premier ministre Ahmed Ouyahia lors d’une conférence de presse animée à l’issue du Conseil national de son parti. Une question brûlante à laquelle “personne n’a jamais osé s’attaquer” a estimé le premier ministre qui a tenu à donner son avis “éclairé” sur le sujet.

Ahmed Ouyahia ne comprend décidément pas les “choix douteux et de mauvais goût” de certains de ces compatriotes. Rappelant que le niveau de vie d’un Algérien est comparable à celui d’un Suisse (à condition que l’Algérien en question s’appelle Haddad, Khelil ou Ouyahia) le premier ministre a estimé que “rien ne justifiait qu’on parte en vacances à bord d’une felouque, pas même l’amour du risque”. “Nous avons la gratuité des soins, la gratuité de l’éducation, le plein emploi, nous ne manquons de rien ici au Club des Pins, pourquoi partir ailleurs ?” s’est interrogé le ministre à la moustache légendaire, “je comprends qu’on veuille partir en vacances” poursuit-il “mais pourquoi dans ce cas préférer une embarcation de fortune au confort de la business class ? Cela ne révèle-t-il pas finalement la muflerie et le goût irrépressible de cette engeance pour le suicide ?” conclut-il.

N’hésitant pas à faire appel à une sociologie de comptoir, le premier ministre a estimé que le harragas est par essence un individu qui manque de raffinement. Comment peut-il en être autrement, “alors que le harragas préfère s’entasser dans un F2 avec ses parents et ses 13 frères et soeurs, au lieu d’habiter une villa à Hydra, regarder le mouloudia d’Alger au stade 5 juillet au lieu d’assister au Concerto Brandebourgeois N°5 en Ré Majeur de Jean-Sébastien Bach à l’opéra d’Alger, ou encore partir en vacances en Espagne sur un radeau au lieu de s’envoler à bord d’un jet privé pour les Bahamas ?”. Finalement, pour Ouyahia le harragas c’est comme le yaourt ça ne devrait pas exister, c’est tant mieux qu’il crève.

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2 comments

2 Comments

  1. Sanfarcio

    janvier 23, 2018 à 9:07

    C’est pourtant facile à comprendre : les bateaux pneumatiques partent à l’heure (ce qui ne préjuge pas de l’heure d’arrivée…) et les passeurs ne font pas grève !

  2. Rezki Djerroudi

    mars 10, 2018 à 12:20

    Tout d’abord, pour ce qui nous concerne l’on ne pourra jamais suspecter Monsieur Ahmed Ouyahia de vouloir devenir un harraga, loin s’en faut, mais il pourra à son aise vouloir penser qu’effectivement le monde qu’il s’imagine ne peut pas voyager autrement que par avion pour effectuer ses achats. A ce stade de la réflexion, nous ne pouvons qu’éclairer sa lanterne pour lui faire savoir que durant la traversée par mer le harraga, lui, il ne s’ennui pas Monsieur, il chante et à tu-tête pour se donner de l’énergie nécessaire pour la délivrance. Mancharemcent votre

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L’APN organise des journées portes ouvertes à l’attention des recalés au bac, “futurs députés”

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APN

Comme chaque année le taux d’échec du plus important examen après la coloscopie s’est encore amélioré. Plus de 47 % des candidats ont eu la chance d’échouer au BAC évitant au passage le décrochage dès la première année, l’école buissonnière, les grèves, les repas de la cité et surtout le chômage dont le spectre plane déjà sur l’avenir des nouveaux bacheliers.

Une aubaine donc pour les recalés qui voient déjà plusieurs portes s’ouvrir à eux, avec la promesse d’un avenir prospère. En effet, si les bacheliers bénéficieront d’un diplôme qu’ils regarderont fièrement chaque matin juste avant de sortir déposer leurs CV, les recalés quant à eux, obtiendront la carte militaire, un logement social, un prêt ANSEJ, une tête de liste FLN ou RND, et un porte-feuille ministériel pour les plus chanceux d’entre eux. La fonction de député leur est déjà promise “Au pire, les recalés deviendront députés” promet le président de l’APN.

L’APN, un camput !

L’APN annonce des journées portes ouvertes à l’attention des recalés, retardataires et fraudeurs exclus du bac 2018. Elles seront organisées les 24 et 25 juillet au niveau du siège de l’APN auBoulevard Zighoud Youcef à Alger, annonce Saïd Bouhadja dans un communiqué.”L’objectif de ces journées est de faire connaitre aux recalés du bac le système politique algérien, les conditions d’accès (un extrait de naissance et deux photos) mais aussi toutes les techniques de corruption et de fraude indispensables dans cette enceinte.” précise la même source.

Lose Yourself !

L’annonce faite par l’APN a chamboulé les projets des jeunes bacheliers. Après avoir fêté leur succès, ils devaient commencer aujourd’hui à remplir leurs fiches de vœux. Mais ce n’est pas le cas pour la plupart d’entre eux. En effet, plusieurs lauréats ont demandé à Benghebrit de les exclure du bac, certains affirment avoir triché, d’autres n’en veulent plus de ce diplôme piège. L’association des parents d’élèves appellent à l’organisation d’une deuxième session pour les lauréats afin qu’ils aient la chance d’échouer “la réussite au Bac est la plus belle arnaque du pays. On nous concentre dans des campus universitaire pour vivre 5 années dans la galère. Juste une ‘prépa’ pour la grande galère qui suivra après. Non, je ne veux pas rater ma vie, je vais échouer, devenir député ou ministre ou boucher” explique Anis, bachelier avec mention très bien.

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Doctorant en agronomie, il trouve enfin du travail dans le jardin de ses grands-parents

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agro

Amine 27 ans vient de faire un joli pied de nez à l’enseignement supérieur en prouvant qu’on peut trouver un travail en Algérie avec un doctorat en sciences agronomiques. L’étudiant de l’école nationale supérieure d’agronomie (INA) a cassé tous les stéréotypes sur le secteur le moins actif du pays, à moins d’être éleveur. Ce matin on a pu lire la détermination dans son regard tourné vers le jardin abandonné de ses grands-parents “Je vais enfin participer à la construction d’une partie de mon pays” a-t-il déclaré, la main sur le cœur, et les yeux dans le ciel.

Une spécialité qui porte enfin ses fruits

Le doctorant dont la thèse se porte sur la recherche d’emploi, décroche enfin son premier job malgré un CV aussi plein que le casier judiciaire d’un ministre algérien. Ayant postulé partout, depuis sa première graduation, Amine a reçu tellement de refus qu’on eût dit que c’est TLS Contact qui gère le marché de l’emploi. Les doutes sur l’utilité de son doctorat persistaient encore. Ce n’est qu’après 856 demandes que le thésard se réconcilie avec sa formation universitaire et reçoit la nouvelle de sa mère. “Quand ma mère m’a annoncé que j’ai été embauché par mami, je pensais qu’elle parlait du chanteur gynécologue et que c’était pour tondre le gazon de ses patientes. Mes exigences salariales ont chuté de 99% en apprenant que c’était finalement mamie et papi. Bref, je savais que ça finirait par porter ses fruits. C’est vrai que se faire embaucher par ses grands-parents frôle le népotisme, mais je m’en fous” estime-t-il.

Ce n’est pas le jardin d’Eden

Afin de recréer les conditions d’une entrevue professionnelle, les grands-parents d’Amine l’ont appelé ce matin pour un entretien d’embauche. Ayant attendu des heures le temps que ses aïeux montent leurs prothèses, le jeune a été surpris par leur attitude excessivement formelle. “Crise oblige, je vous annonce tout d’abord que votre job en CDD s’achèvera à la fin du mois d’août. C’est donc un mini job d’été. Vous êtes appelé à vous occuper de ce jardin potager et cultiver tous les légumes destinés à la nourriture d’une personne âgée. Vous pouvez utiliser des pesticides si ça vous chante, je n’y vois aucun inconvénient vu que j’ai déjà mon cancer de la prostate” précise papi. Quand au salaire, les grands-parents promettent de doubler la somme offerte à leur petit-fils pour les fêtes de l’aïd.

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