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Le gouvernement révèle avoir du mal à déchiffrer les revendications des médecins

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Le torchon brûle entre les médecins résidents et les pouvoirs publics. Et cela n’est pas prêt de s’arranger. Au lendemain de leur démonstration de force à Oran où ils étaient quelques dizaines de milliers à manifester, les médecins résidents ne décolèrent pas. Ils entendent poursuivre la protestation. Le premier ministre a pour sa part  indiqué “ne pas comprendre leurs revendications”.

“Faut soigner son écriture”

Que veulent les médecins résidents ?? Cette question simple en apparence, donne depuis une semaine du fil à retordre à bien des ministres et des hauts cadres de l’Etat. Les médecins grévistes affirment pourtant avoir remis au ministère de tutelle une plateforme revendicative qui recense les difficultés auxquelles est confronté le corps médical. Pourquoi donc ce silence des pouvoirs publics ? C’est le premier ministre Ahmed Ouyahia qui a fourni la réponse ce matin en avouant ne pas comprendre les revendications des médecins. “J’ai sous la main la lettre de doléances des médecins résidents. Je ne peux tout simplement pas la déchiffrer. Il faut soigner son écriture pour qu’on puisse se comprendre” déclare-t-il avant d’ajouter qu’il était bien beau de revendiquer des choses, encore fallait-il que cela fût lisible. Ahmed Ouyahia ajoute qu’il était sur le point de créer une commission parlementaire pour examiner les revendications des grévistes avant de se rappeler qu’un “parlementaire, ça ne lit même pas correctement l’arabe… Niveau difficulté, c’est comme si on demandait au président Bouteflika de faire un 400 mètre haies”

Un cryptologue pour nouer le dialogue

Pour sortir de l’impasse, le gouvernement a décidé d’engager un cryptologue. Une sorte d’homme-décodeur qui puisse déchiffrer l’écriture gribouilleuse des médecins et la retranscrire en caractères latins bien distincts. Un traducteur français-français, en somme. Ouyahia a déjà quelqu’un en vue… “dès qu’on m’a suggéré l’idée de trouver un homme pour traduire ce boulgi-boulga en français compréhensible, j’ai pensé aux pharmaciens puis je me suis dit que l’interprète de Ali Haddad pourrait également nous sortir d’affaire. Cet homme va débloquer la situation, j’en suis certain” s’enthousiasme le premier ministre.

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Air Algérie rédige sa première lettre d’excuses en tamazight suite à un retard

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Suite à l’officialisation de tamazight dans l’administration algérienne, de nombreuses institutions publiques ont déjà publié leurs premiers communiqués en lettres tifinagh. A l’instar du ministère de l’intérieur et des collectivités locales et de la radio nationale, Air Algérie appelée intimement R comme retard, vient de rédiger sa première publication en tamazight. Il s’agit d’une lettre d’excuses mise en ligne il y a 10 minutes sur son site internet. La compagnie aérienne nationale qui devient retardataire trilingue s’excuse comme à l’accoutumée d’un retard de deux jour et demi du vol AH5005 à destination de Paris Orly. Air Boomerang, a adressé une lettre à plus de 265 passagers, bloqués à l’aéroport international d’Alger où ils ont eu la malchance de fêter Yennayer dans le terminal A. “ⵏoⵓⵙ pⵔⴻⵙⴻⵏⵜoⵏⵙ ⵏoⵙ ⵙⵉⵏⵛⴻⵔⵙ ⴻⵅⵛⵓⵙⴻⵙ ⴷⵉⴼⴼⵉⵛⵓⵍⵜⴻⵙ ⵙⵓⵔⵯⴻⵏⵓⵙ ⵙⵓⵉⵜⴻⵙ ⴰ ⵛⴻ ⵔⴻⵜⴰⵔⴷ” Un texte littéralement traduit par “Nous présentons nos sincères excuses suite à ce petit retard de deux jours. Notre compagnie ne ménage aucun effort pour rétablir au plus vite la situation pour que vous puissiez arriver à votre destination dès l’année prochaine du calendrier berbère LOL. Assegas Amegaz 2947” .

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Tliba ne serait pas encore entièrement passé en 2018

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Le prix de l’essence est à 41 da, le prix du baril de pétrole est 66 dollars, Djamel Oul Abbès est secrétaire général du Front de Libération National et le président Bouteflika est encore en vie: bienvenue en 2018. Mais si la totalité des habitants de la planète est déjà confortablement installé dans cette nouvelle année, il n’en est pas de même pour tout le monde. C’est le cas du vice-président de l’Assemblée Populaire Nationale, Baha Eddine Tliba.

Une hémi synchronie corporelle

Selon des sources sûres qui ont requis l’anonymat, le parlementaire Baha Eddine Tliba ne serait pas entièrement passé en 2018. En effet, une partie, et pas des moindres, du corps du député FLN serait encore coincée en 2017. C’est ainsi que, l’on apprend que pas moins de 40% de la masse corporelle de l’intéressé n’aurait pas effectué ce passage temporel somme toute naturel. Une bonne moitié du mastodonte vivrait encore en 2017. Ce retard serait dû à la corpulence importante de Baha Eddine qui couvre de par sa largeur une infinité de fuseaux horaires. Quand il est midi à Alger, le soleil est déjà sur le point de se coucher sur le flanc droit de Tliba alors qu’il ne s’est pas encore levé sur son flanc gauche.

Une situation exceptionnelle mais pas inédite

Cette situation n’est pas inédite dans l’histoire de l’humanité, puisqu’on dénombre de nombreux cas similaires. C’est l’exemple du prédicateur salafiste Hamadache, qui est encore coincé en l’an 25 hijri (645 après J.C), ou celle de l’ex international algérien, Ali Ben Cheikh, qui semble ne pas avoir décampé de l’année 1982, celle qui a vu l’équipe Nationale de football Algérienne battre l’équipe de l’Allemagne (ex RFA) en coupe du monde, en Espagne.

Enfin, selon les experts, Tliba achèvera son passage progressivement en 2018 vers le 15 janvier de la même année, c’est-à-dire 15 jours après le commun des mortels.

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