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Ouyahia “Si le peuple ne peut plus acheter du pain, qu’il achète de la brioche”

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Excepté les salaires et l’âge des dirigeants algériens, tout va augmenter en 2018, même les produits de première nécessité, longtemps subventionnés par l’état. Et c’est le pain, le produit alimentaire le plus consommé par les Algériens, qui connait sa première hausse depuis des décennies.
En effet, des boulangers de plusieurs wilayas du pays, vendent aujourd’hui le pain ordinaire à 15 Da. Ils ont répondu à l’appel des fédérations wilayales de boulangers. Ces derniers, ont fixé une hausse de + de 50% de la baguette dans un procès-verbal. Les Algériens, fanatiques de cet aliment, ont manifesté leur mécontentement sur les réseaux sociaux via le #Matel3ablich_bel_khebza. Ils comptent également saisir le association de protection des consommateurs, cette dernière, n’a pas tardé à interpeller le gouvernement afin de maintenir coûte que coûte l’ancien prix de 8.50 Da.

Ouyahia réagit comme une reine

Présent à Abidjan pour le sommet UE-UA, ou il a serré la main du roi M6 contre un shit royal, le premier ministre a accepté de répondre à notre correspondant sur place. Ce dernier, l’a intercepté dans le hall du palais des congrès d’Abidjan en train de manger un pot de yaourt en cachette “Excusez-moi Mr le premier ministre, bon appétit…je voudrais juste savoir qu’elle sera votre plan pour sortir de cette crise du pain ? Les prix du blé et de la farine flambent, cela entraînera-t-il l’arrêt de la subvention ?” Après avoir dissimulé le pot sous sa moustache, Ouyahia rétorque “Si le peuple ne peut pas acheter du pain, qu’il achète de la brioche…et de préférence au yaourt, je l’autorise personnellement”. Une réponse similaire à celle de la dernière reine de France Marie-Antoinette d’Autriche, épouse du roi Louis XVI. La duchesse avait en effet répondu à son époux qui lui faisait part du fait que le peuple n’avait plus de pain à manger “S’il n’a pas de pain, qu’il mange de la brioche”. Une réponse aussi naïve qu’idiote illustrant parfaitement la distance sociale qui existait entre les classes populaires et la noblesse. En la reprenant, Ouyahia démontre à son tour, l’énorme décalage qu’il y a entre le pouvoir et les attentes du peuple.

L’histoire se répète

Cet épisode de la brioche est un événement capital dans l’histoire de France. Marie-Antoinette aurait prononcé cette phrase en 1782, soit quelques années avant la révolution française, appelée, la révolution de la faim. Le peuple de France s’est levé contre la monarchie de l’époque à cause d’une forte sécheresse, et d’un hiver très froid. L’année 1788 est catastrophique et avait connu une importante crise alimentaire. Une crise économique qui avait débouché sur la révolution de 1789. “Il est impossible de ne pas comparer la France de 1788 à l’Algérie. Tous les ingrédients sont réunis pour une révolution algérienne” constate A.Hamri historien à l’université d’Alger. “Crise, famine, monarchie… à ce détail près qu’aucun dirigeant ne sera décapité, ils prendront tous l’avion pour Paris” ajoute-t-il.

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3 comments

3 Comments

  1. water water

    décembre 2, 2017 à 9:59

    Ouyahia veut faire la révolution , en étranglant le roi avec les intestints d’un Imam que les affaire religieuses choisirait pour la question et aprés , il se nommera par la suite empereur.

    Le problème , il n’est pas homme de paix, encore moins homme de guerre , il n’est rien.
    L’ENA donne toujours rien.

  2. Sanfarcio

    décembre 3, 2017 à 8:29

    “Un homme parti de zéro pour n’arriver à rien, n’a de merci à dire à personne.”
    © Pierre Dac

  3. Fleur

    décembre 4, 2017 à 8:22

    J’étais interpellée car avais compris l’allusion à Marie-Antoinette qui vivait dans un vase clos loin du peuple et de ses problèmes, déconnectée de toute réalité. Je ne pense pas que ce ministre soit aussi naïf pour prétendre méconnaitre la situation de son pays, enfin de son peuple pour sortir une telle phrase (si c’est le cas). Marie-Antoinette avait fini sur l’échafaud. A quand le tour des nos “Marie-Antoinette” algériens ?
    Si le prix du pain augmente, alors que tout est cher, ça finira par nous mener vers 1789 !

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Les députés appellent à une session de rattrapage après leur nouvel échec au Bac

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Depuis jeudi à 20h, les résultats du baccalauréat ont été rendus publics. Les centaines de milliers de candidats qui ont passé le fameux examen ont donc pris connaissance de la « sentence » qui a été prononcée à leur encontre. Ainsi, selon les chiffres du ministère de l’éducation nationale, ils sont près de 58% à avoir réussi ces épreuves qui donnent enfin accès aux portes de l’université avec des rêves de grandeurs pour chacun des lauréats.

Toute la soirée d’hier, des cris de joie, des klaxons et même des fumigènes ont été aperçus dans beaucoup de localités au pays. Les familles des lauréats et les candidats eux même se sont totalement lâchés. En revanche, il y a eu en face ceux qui n’ont pas eu ce bonheur de réussite. Les 42% de recalés se sont fait très discrets. Beaucoup ont privilégié de rester à la maison pour éviter les regards gênants et les questions auxquelles ils ne voudraient pas répondre au vu de leur état d’esprit. Cependant, une « catégorie » de candidats malheureux a décidé de se sortir au grand public et manifester sa colère suite à cet échec. Il s’agit des députés de la nation.

En effet, chez les élus du peuple, il y a presque 97% d’échec au bac cette année. Pour certains d’entre eux, un énième échec qu’ils n’arrivent pas à digérer. Alors, ils ont décidé de sortir dans la rue et de manifester devant le bâtiment de l’APN afin de réclamer l’organisation d’une session de rattrapage en septembre. Le porte-parole de ce mouvement de protestation est (sans surprise), le député d’Annaba, Baha Eddine Tliba, qui connait ici son 5ème échec d’affilé. Il s’est exprimé devant des journalistes venus couvrir la manifestation. Tout en tenant un sandwich à la main et parlant presque la bouche pleine (avec des miettes sur les moustaches), il déclare que ses collègues et lui méritent un traitement de faveur dû à leur statut de représentants des citoyens. Il affirme que dans les pays qui se respectent, on élit des députés qui ont un niveau universitaire, et donc, qui ont un jour eu le bac. Il est donc tout à fait normal pour lui que le ministère de l’éducation nationale leur accorde ce titre honorifique, même s’ils ont en rien à faire dans la vraie vie et la vie politique, puisqu’ils ont déjà tout ce qu’ils veulent, assure-t-il. Il appelle donc à organiser, pour la forme seulement, une session de rattrapage en septembre, pour les députés. Un courrier officiel sera envoyé à la ministre début de semaine prochaine, promet Tliba. Il ajoute : « elle a intérêt à y répondre favorablement, car quand je suis en colère, j’ai faim, et quand j’ai faim, je ne distingue pas la nourriture des humains » !

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Des photos d’identité rejoignent l’ENA dans l’espoir de devenir les futurs portraits présidentiels

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Les dernières apparitions posthumes du président de la république ont complètement bousculé les règles du jeu de la politique algérienne. En effet, faute de présence physique de Bouteflika pour un simple rhume, son portrait officiel “BouTOF” assure l’intérim depuis plus de 3 mois et l’Algérie devient le premier pays gouverné par un objet. Un état de fait vivement rejetée par El Mouradia “De même qu’il est peu élégant de traiter la femme d’objet, traiter le président de cadre ou d’affiche est désormais passible de prison. Son excellence est surhumain. C’est l’ange gardien des Algériens, vous ne le voyez pas parce qu’il est devenu depuis sa mort cérébral un esprit tutélaire. Oui un portrait peut devenir président, Il suffit juste d’y croire” souligne son chef de cabinet.

L’ENA, hommes ou portraits, y a (pas) photo

Pour mieux coller à la réalité du pays, l’école nationale d’administration qui se donne comme vocation de former les corrompus, les voleurs et les hauts fonctionnaires, vient de réformer ses conditions d’accès. Seules les photos d’identité seront désormais admises en lieu et place des êtres humains à l’ENA. “Le dossier à fournir pour s’inscrire au concours d’accès à l’école nationale d’administration pour l’année universitaire 2018/2019 doit comporter les pièces suivantes :
– 02 Photos d’identité des photos d’identité candidates
– Une attestation de piston ou
– Un bakchich pour les candidats de la populace
– Accessoirement un bac
Les candidats dont le grand-père, le père ou l’oncle est général, ministre ou député sont dispensés de fournir les 3 dernières pièces, seule les photos des photos suffisent” précise la direction de l’école dans une note.

Un programme de développement inédit

Afin de former ces petites représentations graphiques, l’ENA licencie 200 professeurs et conférencier et les remplace par des photographes, infographes et quelques encadreurs “On compte aligner sur la scène politique algérienne une centaine de portraits d’élite d’ici 2024. Ces miniatures de 35mm*45mm se développeront grâce à nos programmes et pourront atteindre les 2.5m*1.5m après leur formation. Les meilleures en sortiront encadrés, prêtes à gouverner. Aucun programme pédagogique n’est envisageable puisque ces futurs hauts fonctionnaires suivront les traces de leurs aînés, immobiles, impassibles, et surtout immortels. Place aux jeunes !” s’enthousiasme le directeur de l’ENA.

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