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Purge en Arabie Saoudite : Khelil dénonce une atteinte à la liberté de corruption

Purge en Arabie Saoudite : Khelil dénonce une atteinte à la liberté de corruption

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Une improbable purge anti-corruption s’est déclenchée en Arabie saoudite. Plus de 200 personnes dont des princes, des ministres et hommes d’affaires sont arrêtés et accusés de corruption. Mené par le jeune prince héritier MBS de 32 ans, ce grand ménage a étonné grand monde. Certains voient une révolution inédite dans le Royaume le plus totalitaire du monde, d’autres s’enthousiasment moins, et évoquent un ménage politique, semblable à la purge de Poutine contre les oligarques russes avant son arrivée au pouvoir. En Algérie, « Mecque des corruptionnaires » plusieurs hommes politiques ont dénoncé un harcèlement contre les hommes d’affaires, comme l’avait subi Ali Haddad, l’été passé. Mais la plus forte réaction vient de l’ex ministre de l’énergie, accusé de corruption et de détournement de fonds publics. Khelil s’est violemment pris au prince Saoudien qui réprime les corrompus et les prive de leurs liberté de corruption, liberté fondamentale figurant dans la déclaration universelle des droits de la fripouille selon Chakib Khelil. Ce dernier, qui a plus fait pour la corruption que Zaibet pour la médecine, déplore un pays où la liberté de corruption est de plus en plus bafouée, menacée par un prince qu’il qualifie d’irresponsable et de compulsif : « C’est honteux ce que fait ce prince infâme. S’attaquer à la corruption, c’est porter atteinte aux symboles de l’état, on ne peut pas rester les bras croisés, nous qui ont les mains toujours tendus pour prendre les pots de vins. Au nom des droits du salaud, j’appelle le gouvernement algérien à réagir immédiatement afin de stopper l’hécatombe » a-t-il déclaré, furieux.

Chakib Khelil propose d’offrir l’asile aux princes saoudiens

En attendant le départ du despote saoudien, et de réinstaurer la corruption dans le royaume, Chakib Khelil exhorte le gouvernement algérien à offrir « l’asile corruptique » aux princes injustement détenus. Ils pourront ainsi exercer leurs pratiques sans le moindre ennui judiciaire ou politique : « L’Algérie est la terre des corrompus, regardez moi, j’ai été réhabilité avant même mon retour à Alger, Khalifa court toujours, et Haddad est patron des patrons, l’Algérie est le pays des droits du salaud, je vous invite tous, corrompus pro ou corrompus de la dernière pluie, votre place est avec moi » conclut-il, ému.

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