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Il est exclu de son village après avoir dit « je suis kabyle » sans ajouter « et fier de l’être »

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kabyle

Il y a des traditions des coutumes avec lesquelles on ne badine jamais dans les villages et villes de notre belle Kabylie. Amirouche, un natif de la région l’a appris à ces dépends cette semaine.

En effet, ce jeune villageois de 21 ans, étudiant en Droit à la faculté de de Ben-Aknoun à Alger, se trouvait dans son village natal pour y passer des vacances bien méritées après de longs mois de travail et d’études pour valider sa troisième année de licence. Accueilli, comme à chaque fois, par sa famille dans la joie et la bonne humeur, Amirouche pensait qu’il allait passer d’agréables moments en leur compagnie. Lui qui ne les voit que rarement durant l’année universitaire en raison de son emploi du temps chargé. Et comme d’habitude, sa mère s’est pliée en 4 pour satisfaire les moindres désirs de son fils en qui, elle voir déjà un futur grand avocat. Quant à son père, Da Mohand-Arezki, il n’est pas moins fier de son fils qu’il imagine déjà fervent défenseur de la culture berbère. En effet, son père a été, et l’est toujours, un ultra militant à tout ce qui touche à l’identité berbère : langue, traditions, appartenance…etc. il avait même participé à de nombreuses manifestations et s’est fait arrêter plusieurs fois et a fait de la prison à maintes reprises pour ses idées. Il a d’ailleurs lui-même envoyé son fils Amirouche étudier le Droit à Alger pour qu’il puisse se faire une solide formation en la matière et se constituer des réseaux efficaces qui l’aideront plus tard à défendre ses idéaux.
Et Amirouche s’est pris au jeu de son père et constituait la fierté de son père qui n’hésitait pas à le faire participer aux différentes réunions du village dès que l’occasion se présentait, afin qu’il expose ses idées et partage ses convictions.

C’est au cours de l’une de ses réunions que Da Mohand-Arezki a tenu à ce que son fils leur parle un peu du développement de son réseau de militant à Alger. A cet instant, Amirouche commença à raconter ses actions et ses « exploits », notamment, ce jour où il était monté sur une chaise au milieu de la salle de cours, pendant la pause, pour improviser un discours. Amirouche raconta ainsi qu’il avait commencé son discours en disant : « je suis Kabyle, et je veux que la Kabylie soit respectée et que les kabyles aient toutes leur chances dans la soc… », avant d’être interrompu par un des vieux et amis de son père qui écoutait le récit d’Amirouche , en lui disant « Arjou Amirouche, tu as dit dans ton discours que tu étais Kabyle, mais tu as rajouté quand même que tu étais fier de l’être, n’est ce pas ? ». Silence dans sur petite place du village où se tenait la réunion. Tout le monde avait le regard rivé sur Amirouche, pensant que c’était juste un oubli dans son récit. Ce dernier devint blême et annonça qu’il avait oublié de le dire.

Stupeur et consternation dans l’assemblée des militants. Et immédiatement, des voix se sont élevées pour dénoncer ce comportement indigne et honteux. « tu n’as pas honte ? ou plutôt dois-je dire, tu as honte d’être Kabyle ? » annonça l’un ! « tu es un vendu, on te laisse partir chez les arabes et en quelques temps seulement, tu renies ta kabylité » ! D’autres crient au scandale et appellent à des sanctions.
Le soir même, devant la « gravité » des choses, un conseil de discipline s’est tenu d’urgence pour examiner le cas « Amirouche ». les villageois n’ont pas tourné autour du pot et la sentance fût prise rapidement et unanimement : Amirouche a été renié et exclu définitivement de son village. Il a pris ses affaires le lendemain et est parti vers Alger se réfugier ses l’un de ses amis.
On ne badine pas avec la fierté kabyle.

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3 comments

3 Comments

  1. mme dob

    août 9, 2017 à 11:02

    vous exagérez

  2. arabe_algérien

    août 10, 2017 à 1:18

    On dirait l’époque al jahiliya.le temps ta3 al aws wa al khazraj avant l’islam.

  3. Snas

    août 11, 2017 à 6:52

    “Sa mère ses pliée en 4″ aïe;
    ,”Expose ses idées et partages ses convictions” aïe, aïe.
    Bonne continuation.

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Société

Mnanauk invite Benghebrit à intégrer l’éducation sexuelle dans les programmes scolaires

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mnanauk

En plein réforme scolaire, les spécialistes de l’éducation (inspecteurs, sociologues et enseignants) travaillent corps et âme afin d’établir les meilleurs programmes pour la prochaine rentrée.

Mais la proposition la plus innovante vient d’ailleurs. Elle est l’oeuvre du sociologue, le plus consulté du pays, Mnanauk. Depuis sa chambre tapissée de posters de Mariah Carey, le psychanalyste quadragénaire a lancé une téléconférence avec le ministère de l’éducation via sa Webcam, 2.0 mégapixels. Même s’il était flouté et une grande partie de son discours censuré, son message était clair et sa proposition a été entendue par la ministre Benghebrit et ses cadres: “les programmes scolaires sont déficients. Le plus important pour un enfant en 2017 est de connaitre sa sexualité, ses sentiments amoureux, et ses éventuelles pratiques sexuelles dans le respect d’autrui. Par manque d’éducation sexuelle demeurant un sujet tabou pour les parents, nos enfants se ruent sur les sites pornographiques qui travestissent la sexualité en lui donnant un aspect obscène et vulgaire. Je vous communiquerai très prochainement mon programme qui concerne les éleves du moyen, je suis même prêt à former des enseignants en éducation sexuelle pour lancer cette matière, éducation sexuelle “rak fahem” dés la rentrée prochaine” assure Mnanauk.

Mnanauk, l’Algérien qui concilie à la fois Sigmund Freud et Mia Khalifa, ajoute que son programme d’éducation sexuelle vise à désacraliser le sexe considéré comme le problème numéro 1 des Algériens, et de mettre en garde les jeunes contre les risques liés aux pratiques relations sexuelles (MST, grossesse non désirée…..)
Il permettra également de traiter le complexe de Tayeb, une variante du Complexe d’Œdipe, défini par le désir inconscient d’entretenir un rapport sexuel avec sa prof ou plutôt sa maîtresse, de musique ou de dessin, souvent sexy.

Bref, Mnanauk promet une analyse méta-psychologique de tous les jeunes algériens souffrant de troubles sexuelles, cela permettra en deuxième lieu de diminuer, de moitié, le raccrochage précoce, selon lui “le sexe est la première cause de l’échec scolaire, rak fahem”

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« Nos plages sont belles, mais on n’a pas su en profiter pour développer le tourisme » par le mec qui enterre sa pastèque dans le sable

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pasteque

Boualem, 57 ans bien portés, habite Belcourt, le quartier populaire d’Alger. Et comme chaque vendredi matin, Boualem rassemble les 7 membres de sa famille pour les entasser dans bonne vieille Peugeot 504 qu’il a hérité de son père en 1987, et prend la direction de l’ouest algérois, et plus exactement, la plage de la Madrague, à Aïn Beniane, pour y passer une journée entière entre baignade et longues séances de bronzage. Chez la famille à Boualem, c’est toujours le même rituel pour ce type de sortie. On se lève tous vers 6h du matin pour faire griller les poivrons, tomates et autres oignons afin d’en faire une bonne tchektchouka. Pendant ce temps-là, l’un des enfants part chercher 10 baguettes chez Aami L’Hocine, le boulanger du coin, l’autre va faire un tour chez Si Lakhdar, l’épicier, pour prendre 4 bouteilles de gazouz Hamoud Boualem (2 sélecto et 2 blanches). Les filles, elles, s’occupent de préparer les draps qui vont servir à dresser la « tente » sur la plage ainsi que les serviettes (1 pour deux personnes), avant d’aller éplucher les pommes de terre pour préparer les frittes/omelettes.

La grande sœur, quant à elle, se charge de confectionner le mouscoutchou et le café au lait qu’elle met dans le thermos pour l’après midi. 8h30, tout le monde s’engouffre dans la bagnole, direction la plage. Boualem adore partir à ce moment là. Les algérois dorment encore et la route est quasiment vide. Il suit les boulevards longeant le front de mer algérois en passant par Bab El Oued, Saint-Eugène, La pointe Pescade avant d’arriver à Aïn Béniane. Il tout aussi heureux de pouvoir se garer tranquillement et sans difficulté car le « parkingueur » n’est pas encore réveillé. Sur la plage, Boualem et sa famille s’installent à 2 mètres du bord de la mer. Il plante tout de suite son parasol et délimite son terrain pour dresser sa tente avec les draps de la maison, et là, Boualem est tout content car il vient de « marquer son territoire », d’une superficie d’environ 10m².

Les enfants sont déjà dans l’eau et les femmes s’attèlent à installer le « deux-pièces-cuisine » de la famille. Boualem a le privilège d’avoir un espace dans la tente qui lui est réservé. Le reste est partagé par la famille. Pendant que vous, simple citoyen venu profiter d’un matin paisible sur l’une des plages les plus symboliques d’Alger, observez le manège de cette famille qui vient de s’installer en grande fanfare à 2m de votre serviette, Boualem est déjà en train de vous faire la discussion, en commençant par vous dire « Wallah dommage, nos plages sont magnifiques ! dommage qu’on n’ait pas su en profiter pour faire développer le tourisme comme dans les années 70 ! les gens ne sont plus ce qu’ils étaient avant ! ». Il vous dit ça, pendant qu’il est en train d’enterrer sa grosse pastèque de 5kg dans le sable, ainsi que les 4 bouteilles de gazouz. Une belle journée se profile pour vous deux, mais qui n’a pas le même sens pour l’un et pour l’autre.

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