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Société

Un fonctionnaire avertit pour «comportement nocif à l’environnement de travail» à cause de sa bonne humeur

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Durant le mois de Ramadan, tout le monde n’est pas logé à la même enseigne lorsqu’il s’agit d’humeur au quotidien. C’est ce que nous apprend cette histoire insolite d’un fonctionnaire de Mairie.

Yacine B., 29 ans, est employé dans une mairie d’une ville du centre algérien depuis 4 ans. Fonctionnaire modèle, il jouissait d’un certain respect de la part de ses collègues, avec qui il entretenait de bonnes relations. Mais voilà, en ce mois de Ramadan, les choses ont changé pour Yacine. Il vient d’être sévèrement réprimandé par sa hiérarchie, avec une menace d’avertissement écrit à verser dans son dossier de carrière pour « comportement nocif à l’environnement de travail, nuisance et atteinte à la quiétude des collègues ».

La raison est totalement surprenante, nous raconte Yacine qui nous a rendu visite à la rédaction pour raconter son malheur. « on m’a tout simplement reproché d’arriver tous les jours de bonne humeur, souriant et aimable aussi bien avec mes collègues qu’avec les usagers », déplore Yacine, avant d’ajouter : « oui c’est vrai, j’arrivais tous les jours avec une humeur au top, puisque je me sentais en forme, je tapais dans l’épaule de mes collègues qui arrivaient en moyenne 1h15 après moi en leur disant de prendre leur courage à deux et d’essayer de travailler un peu pour faire passer le temps. Mais visiblement, cela n’a pas été de leur goût, puisqu’ils ne me retournaient jamais le bonjour et me regardaient de travers. Certains m’avaient carrément menacé de me donner un coup de boule si je ne leur foutais pas la paix (nedkhel fik b d’magh loukane ma tekhtiniche), me disaient-ils ».

Du coup, après quelques jours de cette situation, Yacine a été convoqué par son supérieur qui lui a intimé l’ordre de cesser ce comportement irresponsable et d’adopter une attitude ramadanesque conforme à la vie à d’un fonctionnaire au bureau durant ce mois sacré. Cette entrevue avec son chef a été complétée par une menace claire de lui adresser un avertissement écrit si cela venait à se reproduire à nouveau.
Depuis, Yacine nous a confié qu’il a préféré prendre des congés pour finir les deux semaines restantes de Ramadan chez lui en toute tranquillité. Il ira répandre sa bonne humeur dans la rue avec ses voisins de quartier et dans les marchés. Pas sûr que ce soit une bonne décision…

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3 comments

3 Comments

  1. water water

    juin 15, 2017 à 8:06

    Yacine a tore , on a peut pas se monter en bonne humeur dans des funérailles.

  2. BOUARIF-AURES

    juin 16, 2017 à 5:20

    la mauvaise humeur est un vaccin inventé par les membres du CLAN coté Oujda !
    Cordialement: Un Algérien et Chaoui

    • kamel1984

      juin 28, 2017 à 12:51

      C’est pour plaisanter M..et il n y a pas de clan d’Oujda..on est tous des algériens…

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Société

Mnanauk invite Benghebrit à intégrer l’éducation sexuelle dans les programmes scolaires

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mnanauk

En plein réforme scolaire, les spécialistes de l’éducation (inspecteurs, sociologues et enseignants) travaillent corps et âme afin d’établir les meilleurs programmes pour la prochaine rentrée.

Mais la proposition la plus innovante vient d’ailleurs. Elle est l’oeuvre du sociologue, le plus consulté du pays, Mnanauk. Depuis sa chambre tapissée de posters de Mariah Carey, le psychanalyste quadragénaire a lancé une téléconférence avec le ministère de l’éducation via sa Webcam, 2.0 mégapixels. Même s’il était flouté et une grande partie de son discours censuré, son message était clair et sa proposition a été entendue par la ministre Benghebrit et ses cadres: “les programmes scolaires sont déficients. Le plus important pour un enfant en 2017 est de connaitre sa sexualité, ses sentiments amoureux, et ses éventuelles pratiques sexuelles dans le respect d’autrui. Par manque d’éducation sexuelle demeurant un sujet tabou pour les parents, nos enfants se ruent sur les sites pornographiques qui travestissent la sexualité en lui donnant un aspect obscène et vulgaire. Je vous communiquerai très prochainement mon programme qui concerne les éleves du moyen, je suis même prêt à former des enseignants en éducation sexuelle pour lancer cette matière, éducation sexuelle “rak fahem” dés la rentrée prochaine” assure Mnanauk.

Mnanauk, l’Algérien qui concilie à la fois Sigmund Freud et Mia Khalifa, ajoute que son programme d’éducation sexuelle vise à désacraliser le sexe considéré comme le problème numéro 1 des Algériens, et de mettre en garde les jeunes contre les risques liés aux pratiques relations sexuelles (MST, grossesse non désirée…..)
Il permettra également de traiter le complexe de Tayeb, une variante du Complexe d’Œdipe, défini par le désir inconscient d’entretenir un rapport sexuel avec sa prof ou plutôt sa maîtresse, de musique ou de dessin, souvent sexy.

Bref, Mnanauk promet une analyse méta-psychologique de tous les jeunes algériens souffrant de troubles sexuelles, cela permettra en deuxième lieu de diminuer, de moitié, le raccrochage précoce, selon lui “le sexe est la première cause de l’échec scolaire, rak fahem”

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Société

Il est exclu de son village après avoir dit « je suis kabyle » sans ajouter « et fier de l’être »

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kabyle

Il y a des traditions des coutumes avec lesquelles on ne badine jamais dans les villages et villes de notre belle Kabylie. Amirouche, un natif de la région l’a appris à ces dépends cette semaine.

En effet, ce jeune villageois de 21 ans, étudiant en Droit à la faculté de de Ben-Aknoun à Alger, se trouvait dans son village natal pour y passer des vacances bien méritées après de longs mois de travail et d’études pour valider sa troisième année de licence. Accueilli, comme à chaque fois, par sa famille dans la joie et la bonne humeur, Amirouche pensait qu’il allait passer d’agréables moments en leur compagnie. Lui qui ne les voit que rarement durant l’année universitaire en raison de son emploi du temps chargé. Et comme d’habitude, sa mère s’est pliée en 4 pour satisfaire les moindres désirs de son fils en qui, elle voir déjà un futur grand avocat. Quant à son père, Da Mohand-Arezki, il n’est pas moins fier de son fils qu’il imagine déjà fervent défenseur de la culture berbère. En effet, son père a été, et l’est toujours, un ultra militant à tout ce qui touche à l’identité berbère : langue, traditions, appartenance…etc. il avait même participé à de nombreuses manifestations et s’est fait arrêter plusieurs fois et a fait de la prison à maintes reprises pour ses idées. Il a d’ailleurs lui-même envoyé son fils Amirouche étudier le Droit à Alger pour qu’il puisse se faire une solide formation en la matière et se constituer des réseaux efficaces qui l’aideront plus tard à défendre ses idéaux.
Et Amirouche s’est pris au jeu de son père et constituait la fierté de son père qui n’hésitait pas à le faire participer aux différentes réunions du village dès que l’occasion se présentait, afin qu’il expose ses idées et partage ses convictions.

C’est au cours de l’une de ses réunions que Da Mohand-Arezki a tenu à ce que son fils leur parle un peu du développement de son réseau de militant à Alger. A cet instant, Amirouche commença à raconter ses actions et ses « exploits », notamment, ce jour où il était monté sur une chaise au milieu de la salle de cours, pendant la pause, pour improviser un discours. Amirouche raconta ainsi qu’il avait commencé son discours en disant : « je suis Kabyle, et je veux que la Kabylie soit respectée et que les kabyles aient toutes leur chances dans la soc… », avant d’être interrompu par un des vieux et amis de son père qui écoutait le récit d’Amirouche , en lui disant « Arjou Amirouche, tu as dit dans ton discours que tu étais Kabyle, mais tu as rajouté quand même que tu étais fier de l’être, n’est ce pas ? ». Silence dans sur petite place du village où se tenait la réunion. Tout le monde avait le regard rivé sur Amirouche, pensant que c’était juste un oubli dans son récit. Ce dernier devint blême et annonça qu’il avait oublié de le dire.

Stupeur et consternation dans l’assemblée des militants. Et immédiatement, des voix se sont élevées pour dénoncer ce comportement indigne et honteux. « tu n’as pas honte ? ou plutôt dois-je dire, tu as honte d’être Kabyle ? » annonça l’un ! « tu es un vendu, on te laisse partir chez les arabes et en quelques temps seulement, tu renies ta kabylité » ! D’autres crient au scandale et appellent à des sanctions.
Le soir même, devant la « gravité » des choses, un conseil de discipline s’est tenu d’urgence pour examiner le cas « Amirouche ». les villageois n’ont pas tourné autour du pot et la sentance fût prise rapidement et unanimement : Amirouche a été renié et exclu définitivement de son village. Il a pris ses affaires le lendemain et est parti vers Alger se réfugier ses l’un de ses amis.
On ne badine pas avec la fierté kabyle.

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