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Un rapport de Greenpeace révèle que l’air en Chine est moins toxique que les discours des hommes politiques algériens

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ouyahia

La célèbre ONG écologiste Greenpeace vient de publier un rapport qui dresse un tableau effrayant de la pollution de l’air dans les grandes villes chinoises. D’épais smogs de pollution se forment en effet fréquemment dans diverses zones de ce pays, rendant la visibilité et la respiration très difficiles, et contraignant les autorités à arrêter la circulation et à annuler de nombreux vols, voire à fermer des usines. Les concentrations en particules fines correspondent à 50 fois le seuil fixé par l’OMS, ce qui cause de nombreuses maladies au sein de la population chinoise.

 

Toutefois, Greenpeace relativise la toxicité de l’air chinois après avoir remarqué que l’air algérien était nettement plus nocif. Aucun smog de pollution n’a pourtant été observé à l’oeil nu. Après s’être rendue sur place pour des analyses, une équipe de scientifiques appartenant à l’ONG a pu déterminer l’origine de ce nuage invisible mais fortement toxique, comme mentionné dans cet extrait du rapport:

« Grâce à nos instruments pointus, nous avons pu remarquer que plus nous étions proches de bâtiments appartenant à des institutions politiques, comme les ministères ou le parlement, et plus les émissions de particules toxiques étaient fortes. Nous avons définitivement confirmé cette observation en nous rendant à un discours d’Ouyahia et à un autre d’Ould Abbès. Une fois dans la salle, nos appareils se sont affolés, et nous avons commencé à suffoquer, à avoir la nausée et à tousser. Le stagiaire était tout pâle et a même crié « Vive Bouteflika! » en courant avec le drapeau algérien sur le dos. Nous avons du quitter les lieux en urgence.

Un pic d’émissions toxiques a été enregistré lorsque Ouyahia a évoqué le complot de la Main Etrangère, et un autre lorsque Ould Abbès a affirmé que le Président Bouteflika se portait bien. »

 

L’équipe de Greenpeace a préféré arrêter l’expérience en annulant l’analyse de l’air qu’elle devait effectuer lors d’un discours de Hamadache, « pour éviter de détruire les appareils et de mourir asphyxiés par sa diarrhée verbale », lit-on sur le rapport.

L’ONG a toutefois fait savoir que les organismes d’une grande partie des algériens semblaient s’être adaptés à ces toxines mais présentent de graves symptômes comme le wantotrisme, la chita, l’intolérance, l’absence de remise en question de soi et l’écoute obsessionnelle des chansons de Mazouni.

 

Ces études ont mené à la conclusion selon laquelle l’air en Algérie était plus toxique et plus dangereux qu’en Chine. Pour y remédier, Greenpeace suggère de fermer les institutions politiques algériennes, de la même manière que la Chine a fermé des usines.

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