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Saint-Valentin : Il lui déclare "Galbi wgalbek 3and el bouchi m3alguin" et arrive à la séduire

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La Saint-Valentin a beau être une fête commerciale, certains trouvent l’amour en ce jour si particulier de l’année. C’est le cas de Farid, jeune chômeur Algérien, adepte de la chemma (tabac à chiquer), qui a jusqu’ici souffert le martyre en tentant de conquérir en vain l’élue de son cœur, Radja, une fille presque trop belle pour lui.

Pour la Saint-Valentin, Farid a eu comme un déclic. Dans un élan de confiance et de détermination, il s’est décidé à conquérir une bonne fois pour toutes sa bien aimée. Après s’être mis sur son tente-et-un, à savoir un incontournable « Lacoste-Araignée » typique du genre de personnage qu’il est, révisé ses répliques comme pour une pièce théâtrale et s’être regardé une dernière fois dans le miroir, histoire de vérifier que ses douze kilos de gel tiennent en place, le Roméo du bled s’en est allé rejoindre sa Juliette.

Le jeune homme, plus romantique que jamais a vu les choses en grand, et a réservé une table dans un café chic de son quartier du nom de « La cafitiria » ; le type d’endroit où on ne peut espérer obtenir une place si l’on débarque à l’improviste, sans réservation préalable, et où sont organisés les plus grands tournois internationaux de domino. Toutes les conditions étaient réunies pour que sa démarche soit un triomphe cette fois-ci : le lieu, la date, l’accoutrement et le « wech mami » sur le bout de la langue ; rien n’a été laissé au hasard.

Après quelques minutes d’attente, elle était là, resplendissante, se dandinant telle une danseuse étoile, et approchant majestueusement de son Valentin dont le cœur a manqué une mesure lorsque leurs deux regards se sont croisés ; il se leva pour lui soulever sa chaise comme dans un film à l’eau de rose, les mains tremblantes et les yeux écarquillés — sa clique aurait bien ri devant une pareille chute de virilité, et l’aurait probablement qualifié de « halleb », un mot qui n’a d’équivalent ni en français ni dans aucune autre langue. Ils s’assirent, il la regarda, elle le regarda ; l’ambiance était électrique, presque palpable, mais le charme n’opérait toujours pas.

Et il les prononça, les mots magiques : « Galbi wgalbek 3and el bouchi m3alguin » (Nos deux cœurs chez le boucher accrochés) lui a t-il déclaré ; son regard changea, son souffle s’accéléra ; le Cupidon Algérien qui n’a pas raté une miette du spectacle dégaina son arc et tira une flèche en direction du cœur de la jeune fille qui fut instantanément séduite, après avoir gratifié Farid d’un glorieux « li zomme » (les hommes).
Cette métaphore a piqué la curiosité des plus grands noms de la littérature et pour cause : elle exprime à la fois un amour profond, une liaison indéfectible dans un cadre lugubre en restant très poétique, le tout véhiculé par un verbiage simple, ludique et accessible.

Pour en revenir à notre histoire, il ne nous reste plus qu’à supposer que nos deux tourtereaux vivront très certainement heureux, et auront beaucoup d’enfants, tout aussi séducteurs que leur paternel.

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Mnanauk invite Benghebrit à intégrer l’éducation sexuelle dans les programmes scolaires

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mnanauk

En plein réforme scolaire, les spécialistes de l’éducation (inspecteurs, sociologues et enseignants) travaillent corps et âme afin d’établir les meilleurs programmes pour la prochaine rentrée.

Mais la proposition la plus innovante vient d’ailleurs. Elle est l’oeuvre du sociologue, le plus consulté du pays, Mnanauk. Depuis sa chambre tapissée de posters de Mariah Carey, le psychanalyste quadragénaire a lancé une téléconférence avec le ministère de l’éducation via sa Webcam, 2.0 mégapixels. Même s’il était flouté et une grande partie de son discours censuré, son message était clair et sa proposition a été entendue par la ministre Benghebrit et ses cadres: “les programmes scolaires sont déficients. Le plus important pour un enfant en 2017 est de connaitre sa sexualité, ses sentiments amoureux, et ses éventuelles pratiques sexuelles dans le respect d’autrui. Par manque d’éducation sexuelle demeurant un sujet tabou pour les parents, nos enfants se ruent sur les sites pornographiques qui travestissent la sexualité en lui donnant un aspect obscène et vulgaire. Je vous communiquerai très prochainement mon programme qui concerne les éleves du moyen, je suis même prêt à former des enseignants en éducation sexuelle pour lancer cette matière, éducation sexuelle “rak fahem” dés la rentrée prochaine” assure Mnanauk.

Mnanauk, l’Algérien qui concilie à la fois Sigmund Freud et Mia Khalifa, ajoute que son programme d’éducation sexuelle vise à désacraliser le sexe considéré comme le problème numéro 1 des Algériens, et de mettre en garde les jeunes contre les risques liés aux pratiques relations sexuelles (MST, grossesse non désirée…..)
Il permettra également de traiter le complexe de Tayeb, une variante du Complexe d’Œdipe, défini par le désir inconscient d’entretenir un rapport sexuel avec sa prof ou plutôt sa maîtresse, de musique ou de dessin, souvent sexy.

Bref, Mnanauk promet une analyse méta-psychologique de tous les jeunes algériens souffrant de troubles sexuelles, cela permettra en deuxième lieu de diminuer, de moitié, le raccrochage précoce, selon lui “le sexe est la première cause de l’échec scolaire, rak fahem”

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Il est exclu de son village après avoir dit « je suis kabyle » sans ajouter « et fier de l’être »

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Il y a des traditions des coutumes avec lesquelles on ne badine jamais dans les villages et villes de notre belle Kabylie. Amirouche, un natif de la région l’a appris à ces dépends cette semaine.

En effet, ce jeune villageois de 21 ans, étudiant en Droit à la faculté de de Ben-Aknoun à Alger, se trouvait dans son village natal pour y passer des vacances bien méritées après de longs mois de travail et d’études pour valider sa troisième année de licence. Accueilli, comme à chaque fois, par sa famille dans la joie et la bonne humeur, Amirouche pensait qu’il allait passer d’agréables moments en leur compagnie. Lui qui ne les voit que rarement durant l’année universitaire en raison de son emploi du temps chargé. Et comme d’habitude, sa mère s’est pliée en 4 pour satisfaire les moindres désirs de son fils en qui, elle voir déjà un futur grand avocat. Quant à son père, Da Mohand-Arezki, il n’est pas moins fier de son fils qu’il imagine déjà fervent défenseur de la culture berbère. En effet, son père a été, et l’est toujours, un ultra militant à tout ce qui touche à l’identité berbère : langue, traditions, appartenance…etc. il avait même participé à de nombreuses manifestations et s’est fait arrêter plusieurs fois et a fait de la prison à maintes reprises pour ses idées. Il a d’ailleurs lui-même envoyé son fils Amirouche étudier le Droit à Alger pour qu’il puisse se faire une solide formation en la matière et se constituer des réseaux efficaces qui l’aideront plus tard à défendre ses idéaux.
Et Amirouche s’est pris au jeu de son père et constituait la fierté de son père qui n’hésitait pas à le faire participer aux différentes réunions du village dès que l’occasion se présentait, afin qu’il expose ses idées et partage ses convictions.

C’est au cours de l’une de ses réunions que Da Mohand-Arezki a tenu à ce que son fils leur parle un peu du développement de son réseau de militant à Alger. A cet instant, Amirouche commença à raconter ses actions et ses « exploits », notamment, ce jour où il était monté sur une chaise au milieu de la salle de cours, pendant la pause, pour improviser un discours. Amirouche raconta ainsi qu’il avait commencé son discours en disant : « je suis Kabyle, et je veux que la Kabylie soit respectée et que les kabyles aient toutes leur chances dans la soc… », avant d’être interrompu par un des vieux et amis de son père qui écoutait le récit d’Amirouche , en lui disant « Arjou Amirouche, tu as dit dans ton discours que tu étais Kabyle, mais tu as rajouté quand même que tu étais fier de l’être, n’est ce pas ? ». Silence dans sur petite place du village où se tenait la réunion. Tout le monde avait le regard rivé sur Amirouche, pensant que c’était juste un oubli dans son récit. Ce dernier devint blême et annonça qu’il avait oublié de le dire.

Stupeur et consternation dans l’assemblée des militants. Et immédiatement, des voix se sont élevées pour dénoncer ce comportement indigne et honteux. « tu n’as pas honte ? ou plutôt dois-je dire, tu as honte d’être Kabyle ? » annonça l’un ! « tu es un vendu, on te laisse partir chez les arabes et en quelques temps seulement, tu renies ta kabylité » ! D’autres crient au scandale et appellent à des sanctions.
Le soir même, devant la « gravité » des choses, un conseil de discipline s’est tenu d’urgence pour examiner le cas « Amirouche ». les villageois n’ont pas tourné autour du pot et la sentance fût prise rapidement et unanimement : Amirouche a été renié et exclu définitivement de son village. Il a pris ses affaires le lendemain et est parti vers Alger se réfugier ses l’un de ses amis.
On ne badine pas avec la fierté kabyle.

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