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Il obtient la main de la fille qu'il désirait après avoir dit à son père qu'il travaillait à L'ONALAIT

Il obtient la main de la fille qu'il désirait après avoir dit à son père qu'il travaillait à L'ONALAIT

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Boualem, cet algérois de 37 ans, a attendu ce moment depuis longtemps, très longtemps même. Il vient tout juste de donner un petit coup de pouce à son destin après avoir enfin obtenu la main de sa chère et tendre Zoubida dont il rêve depuis de nombreuses années.
En effet, Boualem qui a connu Zoubida il y a de cela 4 ans et l’a aimée, en bon algérien, du premier regard, n’a jamais eu le courage d’aller plus loin dans son projet avec elle et de se présenter devant ses parents pour la demander en mariage.
La faute à la situation matérielle du pas-très jeune Boualem qui travaille comme simple ouvrier dans une usine et qui, avec son salaire de misère, arrive à peine à subvenir à ses besoins et ceux de sa famille, nombreuses et pas aisée.
Sa copine Zoubida est quant à elle enseignante dans un lycée d’Alger et appartient à une famille honorable qui, comme on dit en Algérie, n’accepte pas « n’importe le qui ». et si leur relation s’est fondée, c’est parce que Zoubida en avait marre de cette logique que la fille devra toujours se marier avec quelqu’un à sa hauteur et à la hauteur de la réputation de sa famille.
Les choses sont donc restées en statut quo pendant quelques années, sans pour autant altérer leur amour et leur passion, jusqu’à ces derniers jours où l’impensable est arrivé.
Boualem s’est en effet réveillé un matin et a appelé sa copine pour lui annoncer qu’il a pris sa décision et qu’il allait amener ses parents le week-end pour demander la main de Zoubida officiellement. Affolée, Zoubida lui dit d’être raisonnable et d’attendre un peu, étant donné qu’elle était sûre que son père allait refuser à cause de la situation de Boualem. Mais celui-ci lui demande lui faire confiance et d’annoncer à ses parents qu’ils allaient venir dans quelques jours.
Le jour J, Boualem, accompagné de ses parents, de ses deux sœurs et de son frère arrive chez Zoubida. Après les présentations et les questions protocolaires du comment allez vous ? et la famille, il fait chaud, la vie est chère…etc. arrive l’objet de la visite annoncé en grande pompe par la mère de Boualem.
Naturellement, les parents de Zoubida ne sont pas surpris, vu le nombre de demande qu’ils reçoivent au sujet de leur fille, et acceptent d’en parler.
Le père de Zoubida, après avoir échangé quelques infos avec Boualem pour mieux le connaitre semblait un peu sceptique quant à la réussite du mariage, notamment d’un point de vue matériel et confort de vie à venir pour leur fille. Il avait en effet senti que Boualem n’était tout à fait de « la classe » sociale qu’eux. Mais, c’est au moment où il posa la question sur le métier de Boualem que les choses ont changé.
En réponse à cette question, Boualem prit une grande inspiration, gonfla son torse et pris un air supérieur avant d’annoncer : « Aami el Hadj, je travaille comme ouvrier de conditionnement l’usine principale de l’ONALAIT ! et je bois du lait tous les jours sans jamais faire la queue ! »
Le visage du père de Zoubida s’est illuminé d’un coup et un grand sourire lui barra le visage en entendant cette information. Il annonça à Boualem et sa famille : « mon fils, de nos jours, il te faut trois types de connaissance dans ton entourage pour bien vivre : un juge au tribunal, un policier pour les PV et un agent de l’ONALAIT ! mabrouk aalik la main de ma fille ! »

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