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La loi de finances 2017 instaure une taxe sur les rêves des algériens

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En pleine crise financière, sociale et économique, le gouvernement algérien est parti dans une longue réflexion sur les pistes et les solutions qui lui permettront de maintenir l’Algérie socialement et économiquement à flot. Et toutes idées sont les bienvenues.

Ainsi, après avoir décidé des augmentations sur de nombreux produits de grande consommation ainsi que des hausses tarifaires sur différents articles et prestations, le gouvernement, et derrière lui, les députés, décide de s’attaquer au volet fiscal de la vie des algériens.

A travers le projet de loi de finances 2017 actuellement en débat, il y a d’ores et déjà de nombreuses dispositions à caractère fiscal qui viennent alourdir la facture des citoyens, par le biais de hausses diverses notamment en matière d’urbanisme et de transactions immobilières, mais aussi par la hausse de la TVA, l’instauration d’une taxe sur les recharges de téléphones ou encore sur Internet.

Cependant, voyant que le compte n’y est toujours pas pour 2017, le gouvernement a continué à se creuser les méninges pour trouver des solutions innovantes.

C’est ainsi que nous venons d’apprendre que le ministre des finances, soutenu par un groupe de députés, a décidé d’instaurer une nouvelle taxe qui sera due par chaque algérien majeur : la taxe sur les rêves (la TSR).

Il s’agit, comme son nom l’indique, d’une taxe dont chaque algérien majeur sera redevable à chaque fois qu’il fera un rêve d’une vie meilleure en Algérie : une belle infrastructure, des jardins, un transport disponible, des routes fluides, des rues propres, des produits de consommation quotidienne disponibles à tous les jours et à des prix raisonnables, mais aussi, un accès au logement facilité, un plein emploi dans tous les domaines, des écoles prestigieuses pour tout le monde et un système de santé des plus performants… !

Bref, on l’aura compris. Pensant que le peuple n’est pas suffisamment mis à contribution dans la gestion de la crise économique que traverse le pays, le gouvernement et nos députés sont allés taper dans le seul endroit encore inaccessible et libre de la vie des algériens, y voyant là-dedans un véritable gisement d’argent à exploiter.

Donc, demain, si vous ne souhaitez pas payer davantage que ce que vous payez aujourd’hui, une seule solution vous est proposée : cessez de rêver.

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1 Commentaire

1 Commentaire

  1. Omar El Charef

    décembre 3, 2016 à 6:04

    C’est le quotidien le plus réaliste et le plus objectif qui remets a l’honneur le génie satirique et humoristique des Algériens ! Bravo pour votre excellence rédactionnelle et votre acuité sur la société algérienne !

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Air Algérie rédige sa première lettre d’excuses en tamazight suite à un retard

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Suite à l’officialisation de tamazight dans l’administration algérienne, de nombreuses institutions publiques ont déjà publié leurs premiers communiqués en lettres tifinagh. A l’instar du ministère de l’intérieur et des collectivités locales et de la radio nationale, Air Algérie appelée intimement R comme retard, vient de rédiger sa première publication en tamazight. Il s’agit d’une lettre d’excuses mise en ligne il y a 10 minutes sur son site internet. La compagnie aérienne nationale qui devient retardataire trilingue s’excuse comme à l’accoutumée d’un retard de deux jour et demi du vol AH5005 à destination de Paris Orly. Air Boomerang, a adressé une lettre à plus de 265 passagers, bloqués à l’aéroport international d’Alger où ils ont eu la malchance de fêter Yennayer dans le terminal A. “ⵏoⵓⵙ pⵔⴻⵙⴻⵏⵜoⵏⵙ ⵏoⵙ ⵙⵉⵏⵛⴻⵔⵙ ⴻⵅⵛⵓⵙⴻⵙ ⴷⵉⴼⴼⵉⵛⵓⵍⵜⴻⵙ ⵙⵓⵔⵯⴻⵏⵓⵙ ⵙⵓⵉⵜⴻⵙ ⴰ ⵛⴻ ⵔⴻⵜⴰⵔⴷ” Un texte littéralement traduit par “Nous présentons nos sincères excuses suite à ce petit retard de deux jours. Notre compagnie ne ménage aucun effort pour rétablir au plus vite la situation pour que vous puissiez arriver à votre destination dès l’année prochaine du calendrier berbère LOL. Assegas Amegaz 2947” .

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Le gouvernement révèle avoir du mal à déchiffrer les revendications des médecins

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Le torchon brûle entre les médecins résidents et les pouvoirs publics. Et cela n’est pas prêt de s’arranger. Au lendemain de leur démonstration de force à Oran où ils étaient quelques dizaines de milliers à manifester, les médecins résidents ne décolèrent pas. Ils entendent poursuivre la protestation. Le premier ministre a pour sa part  indiqué “ne pas comprendre leurs revendications”.

“Faut soigner son écriture”

Que veulent les médecins résidents ?? Cette question simple en apparence, donne depuis une semaine du fil à retordre à bien des ministres et des hauts cadres de l’Etat. Les médecins grévistes affirment pourtant avoir remis au ministère de tutelle une plateforme revendicative qui recense les difficultés auxquelles est confronté le corps médical. Pourquoi donc ce silence des pouvoirs publics ? C’est le premier ministre Ahmed Ouyahia qui a fourni la réponse ce matin en avouant ne pas comprendre les revendications des médecins. “J’ai sous la main la lettre de doléances des médecins résidents. Je ne peux tout simplement pas la déchiffrer. Il faut soigner son écriture pour qu’on puisse se comprendre” déclare-t-il avant d’ajouter qu’il était bien beau de revendiquer des choses, encore fallait-il que cela fût lisible. Ahmed Ouyahia ajoute qu’il était sur le point de créer une commission parlementaire pour examiner les revendications des grévistes avant de se rappeler qu’un “parlementaire, ça ne lit même pas correctement l’arabe… Niveau difficulté, c’est comme si on demandait au président Bouteflika de faire un 400 mètre haies”

Un cryptologue pour nouer le dialogue

Pour sortir de l’impasse, le gouvernement a décidé d’engager un cryptologue. Une sorte d’homme-décodeur qui puisse déchiffrer l’écriture gribouilleuse des médecins et la retranscrire en caractères latins bien distincts. Un traducteur français-français, en somme. Ouyahia a déjà quelqu’un en vue… “dès qu’on m’a suggéré l’idée de trouver un homme pour traduire ce boulgi-boulga en français compréhensible, j’ai pensé aux pharmaciens puis je me suis dit que l’interprète de Ali Haddad pourrait également nous sortir d’affaire. Cet homme va débloquer la situation, j’en suis certain” s’enthousiasme le premier ministre.

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