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Le conseil de famille a tranché et son recours est rejeté : Zoubida lavera bien la douara

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La fête de l’aïd el Kébir est bien synonyme de joie et bonheur pour de nombreux algériens et notamment, les enfants qui se réjouissent de de voir les moutons remplir les rues de leur bruit, odeur et déjections. C’est aussi l’occasion pour les adultes, hommes tout d’abord de se plier au sacrifice rituel en égorgeant ou faisant égorger le mouton dès la fin de la prière, puis de le découper en morceaux après l’avoir vidé de ses tripes. Vient par la suite le rôle des femmes qui interviennent à domicile pour s’occuper du service après-sacrifice en procédant au nettoyage des boyaux et le grillage du Bouzellouf (la tête du mouton) ainsi que ses pattes. Mais comme chaque année, les femmes, pour beaucoup d’entre elles , se voient contraintes à se plier au rituel du lavage des boyaux et de l’estomac du mouton – la fameuse Douara -, un geste inévitable.

En effet, de nombreuses femmes rechignent à remplir cette mission sacrément difficile et singulièrement éprouvante, non seulement sur un plan physique, mais aussi sur un plan de sensibilité puisque l’odorat et fortement sollicité à cette occasion en raison des fortes odeurs désagréables qui se dégagent de cette partie du mouton.
C’est ainsi que de plus en plus de femmes cherchent chaque année à se débiner de se travailler à le fuir par tous les mpyens en tentant de le confier à quelqu’un d’autre.
Dans la famille de Zoubida, 26 ans, habitant Alger, on n’échappe pas à ce rituel. Il y a bien un mouton qui sera égorgé et ce mouton est doté d’une bonne douara qu’il faudra laver.
L’ayant fait depuis plusieurs années, souvent à contre cœur, Zoubida a voulu cette année manifester son mécontentement et son désaccord. Elle a donc essayé tenté de s’opposer à la tâche qui lui est confiée d’office par ses frères et son père. Pour cela, elle a décidé de déposer une sorte de recours (Zoubida est étudiante en Droit), pensant qu’elle allait obtenir gain de cause dans un pays qui reconnait de plus en plus les droits aux femmes (heureusement), en invoquant le principe de parité et d’&égalité hommes-femmes.
Le conseil de famille de Zoubida a bien voulu réceptionner sa requête et accepté de l’étudier.

Après environ 30 mn de discussions et de débats, le conseil de famille convoque Zoubida dans le salon et lui fait part par la voix de son père, Boualem, que soon recours et rejeté et qu’elle sera bien dans le balcon cette encore à laver la douara du mouton.« Nous avons jugé que ton travail est accompli de manière merveilleuse et seule toi peut nous rendre la douara mangeable et délicieuse. Tu continueras donc à la laver comme chaque année. Cependant, tu pourras redéposer un recours l’année prochaine in Chaa Allah. D’ici là, Rebbi ya3mel tawil. Va ma fille, va te préparer pour la douara », a conclu son père dans son verdict.

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Mnanauk invite Benghebrit à intégrer l’éducation sexuelle dans les programmes scolaires

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mnanauk

En plein réforme scolaire, les spécialistes de l’éducation (inspecteurs, sociologues et enseignants) travaillent corps et âme afin d’établir les meilleurs programmes pour la prochaine rentrée.

Mais la proposition la plus innovante vient d’ailleurs. Elle est l’oeuvre du sociologue, le plus consulté du pays, Mnanauk. Depuis sa chambre tapissée de posters de Mariah Carey, le psychanalyste quadragénaire a lancé une téléconférence avec le ministère de l’éducation via sa Webcam, 2.0 mégapixels. Même s’il était flouté et une grande partie de son discours censuré, son message était clair et sa proposition a été entendue par la ministre Benghebrit et ses cadres: “les programmes scolaires sont déficients. Le plus important pour un enfant en 2017 est de connaitre sa sexualité, ses sentiments amoureux, et ses éventuelles pratiques sexuelles dans le respect d’autrui. Par manque d’éducation sexuelle demeurant un sujet tabou pour les parents, nos enfants se ruent sur les sites pornographiques qui travestissent la sexualité en lui donnant un aspect obscène et vulgaire. Je vous communiquerai très prochainement mon programme qui concerne les éleves du moyen, je suis même prêt à former des enseignants en éducation sexuelle pour lancer cette matière, éducation sexuelle “rak fahem” dés la rentrée prochaine” assure Mnanauk.

Mnanauk, l’Algérien qui concilie à la fois Sigmund Freud et Mia Khalifa, ajoute que son programme d’éducation sexuelle vise à désacraliser le sexe considéré comme le problème numéro 1 des Algériens, et de mettre en garde les jeunes contre les risques liés aux pratiques relations sexuelles (MST, grossesse non désirée…..)
Il permettra également de traiter le complexe de Tayeb, une variante du Complexe d’Œdipe, défini par le désir inconscient d’entretenir un rapport sexuel avec sa prof ou plutôt sa maîtresse, de musique ou de dessin, souvent sexy.

Bref, Mnanauk promet une analyse méta-psychologique de tous les jeunes algériens souffrant de troubles sexuelles, cela permettra en deuxième lieu de diminuer, de moitié, le raccrochage précoce, selon lui “le sexe est la première cause de l’échec scolaire, rak fahem”

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Il est exclu de son village après avoir dit « je suis kabyle » sans ajouter « et fier de l’être »

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Il y a des traditions des coutumes avec lesquelles on ne badine jamais dans les villages et villes de notre belle Kabylie. Amirouche, un natif de la région l’a appris à ces dépends cette semaine.

En effet, ce jeune villageois de 21 ans, étudiant en Droit à la faculté de de Ben-Aknoun à Alger, se trouvait dans son village natal pour y passer des vacances bien méritées après de longs mois de travail et d’études pour valider sa troisième année de licence. Accueilli, comme à chaque fois, par sa famille dans la joie et la bonne humeur, Amirouche pensait qu’il allait passer d’agréables moments en leur compagnie. Lui qui ne les voit que rarement durant l’année universitaire en raison de son emploi du temps chargé. Et comme d’habitude, sa mère s’est pliée en 4 pour satisfaire les moindres désirs de son fils en qui, elle voir déjà un futur grand avocat. Quant à son père, Da Mohand-Arezki, il n’est pas moins fier de son fils qu’il imagine déjà fervent défenseur de la culture berbère. En effet, son père a été, et l’est toujours, un ultra militant à tout ce qui touche à l’identité berbère : langue, traditions, appartenance…etc. il avait même participé à de nombreuses manifestations et s’est fait arrêter plusieurs fois et a fait de la prison à maintes reprises pour ses idées. Il a d’ailleurs lui-même envoyé son fils Amirouche étudier le Droit à Alger pour qu’il puisse se faire une solide formation en la matière et se constituer des réseaux efficaces qui l’aideront plus tard à défendre ses idéaux.
Et Amirouche s’est pris au jeu de son père et constituait la fierté de son père qui n’hésitait pas à le faire participer aux différentes réunions du village dès que l’occasion se présentait, afin qu’il expose ses idées et partage ses convictions.

C’est au cours de l’une de ses réunions que Da Mohand-Arezki a tenu à ce que son fils leur parle un peu du développement de son réseau de militant à Alger. A cet instant, Amirouche commença à raconter ses actions et ses « exploits », notamment, ce jour où il était monté sur une chaise au milieu de la salle de cours, pendant la pause, pour improviser un discours. Amirouche raconta ainsi qu’il avait commencé son discours en disant : « je suis Kabyle, et je veux que la Kabylie soit respectée et que les kabyles aient toutes leur chances dans la soc… », avant d’être interrompu par un des vieux et amis de son père qui écoutait le récit d’Amirouche , en lui disant « Arjou Amirouche, tu as dit dans ton discours que tu étais Kabyle, mais tu as rajouté quand même que tu étais fier de l’être, n’est ce pas ? ». Silence dans sur petite place du village où se tenait la réunion. Tout le monde avait le regard rivé sur Amirouche, pensant que c’était juste un oubli dans son récit. Ce dernier devint blême et annonça qu’il avait oublié de le dire.

Stupeur et consternation dans l’assemblée des militants. Et immédiatement, des voix se sont élevées pour dénoncer ce comportement indigne et honteux. « tu n’as pas honte ? ou plutôt dois-je dire, tu as honte d’être Kabyle ? » annonça l’un ! « tu es un vendu, on te laisse partir chez les arabes et en quelques temps seulement, tu renies ta kabylité » ! D’autres crient au scandale et appellent à des sanctions.
Le soir même, devant la « gravité » des choses, un conseil de discipline s’est tenu d’urgence pour examiner le cas « Amirouche ». les villageois n’ont pas tourné autour du pot et la sentance fût prise rapidement et unanimement : Amirouche a été renié et exclu définitivement de son village. Il a pris ses affaires le lendemain et est parti vers Alger se réfugier ses l’un de ses amis.
On ne badine pas avec la fierté kabyle.

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