Un architecte algérien lance le concept de maison jamais finie aux USA et fait fortune

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Il s’appelle Abdelahak, il a 41 ans et est l’un des architectes les plus riches des Etats-unis. Sa fortune, il la doit à une technique architecturale 100% algérienne : la maison jamais finie. Bien qu’elle soit déconsidérée chez nous (à tel point que les autorités menacent les bâtisses construites dans ce style de démolition) la maison jamais finie fait un carton en Amérique.

Le Gaudi algérien

La maison jamais finie offre de nombreux avantages. Outre les délais records dans lesquels elle peut être réalisée, elle offre l’avantage d’évacuer les considérations esthétiques extérieures et de faire ainsi des coupes dans le budget de construction. « Notre architecture est fondée sur le concept de beauté intérieure » nous explique Abdelhak « la maison c’est comme une femme, ne vaut-il pas mieux qu’elle soit belle de l’intérieur et moche de l’extérieur plutôt que le contraire? » s’interroge l’architecte. C’est à Meftah dans la wilaya de Blida où il a grandi que Abdelhak a puisé son idée de génie « Quand je voyais toutes ses maisons en briques rouges avec des piliers et du fer à béton 12mm qui dépassaient sur les terrasses, je trouvais ça beau !! » se rappelle-t-il la larme à l’oeil. Mais le déclic s’est produit ailleurs qu’en Algérie « c’était en Espagne, à Barcelone plus exactement où se trouve la basilique Sagrada Familia. Quand j’ai vu l’oeuvre inachevée de l’architecte Antoni Gaudi, j’ai su que je pouvais aller loin avec le concept » nous confie notre Gaudi national.

« La maison pas construite du tout »

L’autre avantage de la maison jamais finie est la possibilité de construire des étages supplémentaires si besoin est. Si le fils se marie par exemple. « On peut facilement construire dessus. Les piliers et la ferraille qui dépassent sont spécialement conçus pour ça !! »
Avec le succès de la maison jamais finie, Abdelhak songe déjà à lancer un autre concept architectural algérien : la maison pas construite du tout. « C’est de l’architecture abstraite. Au lieu d’élever la bâtisse, tu prends tout l’argent et tu le planques dans un compte au Panama. Les temps de réalisation sont extrêmement courts, voire, nuls. Le point fort de ce style architectural c’est le plafond qui est d’une beauté sans mesure…des cieux étoilés à perte de vue, n’est-ce pas magnifique ? » s’exclame Abdelhak qui admet avoir piqué l’idée à Ali Haddad.

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