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Le mécanicien qui était vendeur de Qalb louz pendant Ramadan, puis coiffeur avant l’aïd, envisage de se convertir en vendeur de moutons pour l’aïd el kébir

Le mécanicien qui était vendeur de Qalb louz pendant Ramadan, puis coiffeur avant l’aïd, envisage de se convertir en vendeur de moutons pour l’aïd el kébir

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Le mois de Ramadan est terminé et l’Algérie, comme beaucoup de pays dans le monde a célébré aujourd’hui l’aïd el-fitr en grande pompe, avec des festivités et dans la joie et la bonne humeur.
Ramadan a été notamment pour les commerçants, une véritable aubaine pour faire décoller leur chiffre d’affaire sur tout ce qui est vendable. L’Algérie étant par essence, une société de consommation où tous les produits sont vendus par n’importe qui.
Et justement, concernant cet état de fait, nous vous avons rapporté récemment le cas des mécaniciens d’Alger (mais aussi d’autres villes du pays) qui ont saisi l’occasion de Ramadan et la manie consommatrice du peuple pour se convertir en vendeur de Qelb louz, zlabia et autres pâtisseries traditionnelles propres à cette occasion. Une affaire juteuse puisque ces mécanos se sont vraiment frottés les mains ces dernières semaines en observant leur recette de fin de journée.
Leur amour pour l’argent facile ne s’est pas arrêté à la vente des gâteaux, car, sur les trois derniers jours de Ramadan, ces mêmes mécaniciens ont flairé la bonne affaire de faire de la coiffure pour hommes et ont donc transformé leurs garages (déjà transformés en magasins de gâteaux) en salons de coiffure. Et là aussi, les affaires ont très bien marché à cause de l’engouement des algériens à se faire couper les cheveux juste à la veille de l’aïd.
Maintenant que l’aïd est passé, on aurait pu penser que les choses allaient reprendre le cours normal, c’est-à-dire que les mécanos allaient se remettre à bricoler les voitures des algériens, mais c’est sans compter sur leur gourmandise illimitée en matière d’argent.
En effet, au lieu de reprendre leurs activités normales, les mécaniciens envisagent désormais de se transformer, temporairement, en vendeur de moutons en prévision de l’aïd el-kébir devant intervenir dans un peu plus de deux mois maintenant.
C’est ainsi que nous avons observé que plusieurs mécaniciens font actuellement des rondes dans les villes des hauts-plateaux et des portes du désert algérien (Msila, Sétif, Laghouat, El-Bayadh,…) afin de s’enquérir de l’état du marché ovin et d’acheter des cheptels entiers pour les revendre avec des marges de bénéfices assez confortables.
Espérons tout de même que ces vendeurs de bétails improvisés soient à la hauteur des attentes de leurs clients qui s’attendent à acheter du bon mouton.
Une chose est sûre, c’est que ces moutons seront bien gras. Mais là, je ne parle pas de la graisse qui entoure la viande de ces bêtes, mais bel et bien celle qui permet de graisser les camions et les moteurs. Fin de la conversation

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