C’est parti ! Les investisseurs shanghaïens et chinois –dans une moindre mesure-  ont maintenant accès aux services de « la marieuse des investisseurs » l’agence matrimoniale fraîchement créée par l’homme d’affaire algérien.
Les Algériens sont connus pour être un peuple fier et cet orgueil est caractérisé par ‘el kelma’ ou (la parole donné en français). Il s’agit d’un élément central du système de valeur qui régie notre société et c’est également à travers cette vertu que l’on distingue le probe du fourbe et l’intègres du véreux. De ce fait, on peut dire que le spécialiste national de la livraison des routes abîmée a tenu la sienne.
Souvenez-vous, Ali Haddad avait lâché en mai dernier «Venez en Algérie, il y a beaucoup de femmes ! » lors d’une visite officielle où il accompagnait le premier ministre Abdelmalek Sellal en Chine. Cette annonce avait suscitée beaucoup de réaction sur la toile, dans les médias et avait fait les affaires d’Air Algérie précipitant via sa flotte des centaines de milliers d’investisseurs candidats au mariage. Constatant ce succès Le PD-G de l’ETRHB a décidé d’exploiter pleinement cette aubaine économique et a annoncé par communiqué de presse l’ouverture de sa première agence matrimoniale dans l’Empire du Milieu.
Une équipe de journalistes d’El Manchar s’est rendue sur place et vous raconte leur expérience.

  1. Qui peut s’inscrire?

Tout le monde peut s’inscrire à condition d’être Chinois -de nationalité ou d’apparence- et avoir de quoi investir en Algérie. Il n’y a aucune conditionnalité quant à la somme ou la nature de l’investissement que la personne souhaite réaliser mais la conseillère nous a courtoisement expliqué qu’en cas d’afflux de demandes le règlement prévoit une stratification des prétendants-investisseurs. Ainsi, le Shanghaien est prioritaire sur le Pékinois par exemple, le gros investisseur privilégié au petit investisseur, le beau favorisé par rapport au moche…

  1. Comment s’inscrire ?

La procédure d’inscription est très simple, l’aspirant au mariage et à l’investissement en Algérie doit se rendre à l’agence « la marieuse des investisseurs » de Shanghai, remplir un formulaire de renseignements, passer un examen de corruption – avoir un score d’au moins 90 sur 130- et fournir des pièces justificatives telles que son plan d’investissement, un acte de naissance légalisé par la mairie, un certificat de circoncision ainsi qu’un spermogramme.

  1. Combien ça coûte ?

L’inscription est gratuite « pour inciter le plus grand nombre de personnes à candidater » selon la conseillère que nous avons rencontré. Quand le candidat aura trouvé ce qu’il cherchait, il s’acquittera alors de la ‘Mhiba’ (dote en Français) – une somme que le papa aura unilatéralement fixé-, apporter la preuve du transfert des fonds correspondants à l’investissement qui s’est engagé à réaliser et un mouton pour « ftour la3roussa » (le déjeuner de la mariée en français)

  1. Quels sont les critères de catégorisation du client ?

Les critères pris en compte par l’agence pour catégoriser les candidats-investisseurs afin de leur proposer la femme idéale portent sur toute une série de questions à savoir : le poids, la virilité –qui sera évalué par Abdou Semmar-, l’agressivité –avec des mises en situation, les goûts culinaires, la libido, la représentation de la femme idéale, ainsi que d’autres point d’une liste qu’on peut aisément qualifier d’exhaustive. Ces références seront ensuite traitées par un logiciel qui proposera une ‘short-liste’ composée de 4 femmes censée correspondre aux attentes du postulant. Le futur marié-investisseur doit alors choisir 1 « maghbouna » (femme en français) parmi les 4 soumises. Cependant ce dernier à la possibilité de s’emparer des 4 femmes – c’est même conseillé s’il veut prétendre à la nationalité algérienne- à condition qu’il multiplie ses investissements par quatre. « Notre devise est simple : un investissement pour une femme, si vous désirez plus de femmes algériennes vous devez alors investir plus d’argent en Algérie » nous met en garde la conseillère.

  1. Nos impressions sur une journée à l’agence « la marieuse des investisseurs »

Après avoir passé une journée à l’agence « la marieuse des investisseurs » nous vous avouons que nous étions assez étonnés et en même temps fier de notre con-patriote de la décoration, l’initiative, la qualité de service proposée mais surtout de la diversité de l’offre. Ainsi, la panoplie de choix proposée est presque féerique, nous avons découvert qu’il y a autant de demoiselles disponibles dans les catalogues de l’agence que de femmes en Algérie. Nous avons demandé si nous pouvions avoir la proportion de femmes mariées ou fiancées inscrites à l’agence, en vain. La conseillère nous a expliqué que cette information était confidentielle et qu’elle n’était pas en mesure de nous apporter une réponse.
Malheureusement nous n’avons pas pu avoir de renseignements sur le taux de mariage-investissement réussi depuis l’ouverture, les noms des veinards –pour les interviewer- ou le nombre de prétendants-investisseurs déjà inscrits. Néanmoins, nous avons pris connaissance d’une information pour le moins étonnante sur les préférences féminines des Chinois. Du reste, tout porte à croire que les « Bente familiya » sont les moins prisées en Chine contrairement à ce qu’on aurait pu supposé. La catégorie la plus populaire serait selon une source bien informée, la « khallata » suivie de près par la « sociala » ex aequo avec la « Tata »  puis la « tchi tchi » en 4e position et c’est la « Bente familiya » qui ferme le podium. Très chères algériennes, si vous souhaitez boostez votre mektoub ou juste l’améliorer vous savez à qui vous adresser et dans quelle catégorie vous inscrire. Bonne chance !

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