Il aura fallu plus de 30 ans de labeur pour qu’enfin le premier drone algérien voie le jour, sous les bons auspices de l’Agence Spatiale Algérienne. Le Directeur du Service Développement Technologique a bien voulu répondre aux questions de notre journaliste

Bonjour, merci encore pour votre accueil dans cette forteresse technologique. Sans plus tarder, je vous demanderai simplement d’éclairer nos lecteurs sur le drone développé par l’ASAL, sa construction, ses applications …
Directeur ASAL : C’est nous qui sommes heureux de présenter notre nouveau né, en exclusivité à votre journal. Et bien, il s’agit comme vous venez de le mentionner d’un drone, 100% algérien, qui a mobilisé des cerveaux locaux et une main d’œuvre algérienne, laquelle main d’oeuvre a bénéficié de longs stages d’Origami au Japon. Il sera en premier lieu destiné à des applications militaires, tels que le repérage de drones espions, de mains de l’étranger et de faux barrages. Mais évidemment, il aura nombreuses applications civiles dans le futur lointain.

Comment expliquer tout ce temps mis à développer cette forme, pour le moins archaïque ?
Directeur ASAL : Excellente question, je reconnais en vous cette fibre d’une intelligence vive, on devrait vous recruter à l’ASAL. Bref, cette structure du drone a été adoptée après une longue série d’expériences, elle ne repose pas uniquement sur des impératifs techniques, mais également sociaux. Le choix du papier est d’abord technique, puisque qu’il répond au critère de légèreté, n’oublions pas que ce sera le drone le plus léger au monde. Il est également stratégique, puisque cette conception simpliste vise à tromper l’ennemi, de même il a une portée affective, puisqu’il rappelle à beaucoup d’enfants une phase de leur enfance, et ça, personne n’y avait pensé avant nous.

Alors, si je comprends bien ce drone est fonctionnel ?
Directeur ASAL : Nous avons bien précisé qu’il s’agissait d’un prototype, il est prêt à voler évidemment, il suffit juste qu’il y ait du vent, le lancement se fera à partir des hauteurs de Bouzeréah, quant aux composants électroniques, ils n’ont pas encore été intégrés, en raison de la difficulté, au demeurant justifiée, d’associer une technologie de pointe américaine, à du papier.

Je crois que nous savons tout ce drone, hormis son nom
Directeur ASAL : Et bien, nous l’avons baptisé « Game Of Drone ».

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